Achats de Noël – «Il faut responsabiliser le consommateur»

Publié

Achats de Noël«Il faut responsabiliser le consommateur»

LUXEMBOURG - Tapis-puzzles pour enfants imbibés de formamide, jouets en bois trempés de vernis cancérigène ou en métal aux angles coupants: les alertes aux consommateurs vont bon train.

L’essentiel Online s’est entretenu avec un enquêteur de l’ILNAS pour en savoir plus. L’Institut luxembourgeois de la normalisation, de l'accréditation, de la sécurité et qualité des produits et services (ILNAS) veille au grain. Romain Borrelbach est l’un des trois inspecteurs pour les produits en vente sur le marché luxembourgeois. «Nous sommes quatre avec notre collègue du laboratoire d’analyse chimique à Capellen», précise Borrelbach.

Réagir et aussi prévenir

Leur tâche est double: d’abord surveiller les bulletins hebdomadaires du RAPEX, le système européen d'alerte rapide pour tous les produits de consommation dangereux, à l'exception des denrées alimentaires, des produits pharmaceutiques et des appareils médicaux. «Mais on ne fait pas que réagir, on doit aussi prévenir», souligne Romain Borrelbach en citant le cas de petits fours électriques qui avaient été récemment retirés du marché luxembourgeois après une série de tests lancés par l’ILNAS. «C’est à nous de prouver au fabricant qu’un produit est inadapté ou même dangereux, ce qui peut causer une perte de temps. C’est un désavantage avec lequel nous devons composer».

Les tapis-puzzles pour enfants n’ont pas encore été interdits de vente au Grand-Duché et Romain Borrelbach appelle à la nuance: «Il ne faut pas mettre tous les producteurs dans le même sac: sur 36 produits testés en Belgique, quelques-uns posent problème, mais actuellement RAPEX ne nous a communiqué que deux noms de producteurs qui sont sans risques. Pour prendre des mesures, nous devons attendre les détails et les rapports de tests qui seront transmis de Belgique».

Conseils pratiques

Pour l’enquêteur de l’ILNAS, «il ne faut pas faire peur aux consommateurs mais les responsabiliser», notamment en suivant quelques règles de base. «Un jouet en plastique qui dégage une forte odeur est probablement nuisible, même chose pour les jouets en bois qui ne sont pas moins problématiques puisque le bois est une matière première naturelle qu’il faut traiter pour la conserver». Autre conseil visant les peluches, très appréciées par les plus jeunes: «Il faut vérifier, dans le magasin, que les yeux soient bien fixés, qu’ils ne s’arrachent pas trop facilement car ils pourraient être avalés par l’enfant qui pourrait s'étouffer.»

cm/L'essentiel Online

Ton opinion