Energie au Luxembourg: «Il faut se préparer à un hiver sans gaz russe»

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Énergie au Luxembourg«Il faut se préparer à un hiver sans gaz russe»

LUXEMBOURG – Claude Turmes, ministre de l’Énergie, appelle particuliers et entreprises à faire des économies de gaz, afin d'affronter une rupture des approvisionnements russes.

par
Joseph Gaulier

«L'énergie la plus propre est celle que nous ne consommons pas». Claude Turmes (Déi Gréng), ministre de l’Énergie, a réitéré lundi un adage écologiste, en appelant à réduire la consommation de gaz. Du fait de la guerre en Ukraine et des tensions diplomatiques qui se sont ensuivies, «il faut se préparer à un hiver sans gaz russe», affirme-t-il. «C'est la décision probable de Vladimir Poutine et de Gazprom», tient-il à préciser, après que Moscou a «réduit la semaine dernière le flux du gazoduc Nord Stream 1 dans la mer Baltique».

Réunis ce même jour, les 27 ministres de l’Énergie de l'UE ont «adopté des textes sur l'efficacité énergétique et sur les réserves de gaz», reprend le Luxembourgeois. Les États membres vont donc s'atteler à remplir au maximum les réserves de gaz, «ce qui permettra de passer l'hiver». «Nous travaillons pour ne pas être sous la pression politique de la Russie», poursuit-il.

Les prix restent élevés

Afin d'atteindre cet objectif, Claude Turmes appelle particuliers et professionnels à effectuer des économies. «Les études nous disent que 10% d'économie d'énergie, c'est possible», lance-t-il. Une campagne en ce sens sera lancée. Les particuliers seront incités cet hiver «à baisser un peu le chauffage, mais surtout à éviter le gaspillage». Dans la maison, «il est encore temps de passer à une pompe à chaleur, afin d'utiliser une énergie plus verte». Concernant les entreprises, il appelle à «une optimisation des processus». Selon le ministre, «l'industrie a déjà commencé à réduire sa consommation de gaz».

La réduction de la consommation de gaz est importante «pour augmenter les réserves, mais aussi par solidarité avec les autres pays européens très dépendants du gaz russe, et tout simplement pour faire des économies». Même si en premier lieu, se passer du gaz russe à un coût: «Les prix du gaz sur les marchés continuent à être élevés, il y a un impact immense sur les prix, qui touche d'abord ceux qui ont de faibles revenus». Le gouvernement doit donc «continuer à aider les ménages de manière ciblée». Aucun calendrier n'a été donné sur une éventuelle prolongation du Pacte de solidarité, mais Claude Turmes assure que l'exécutif «suit la situation de près».

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