Interview – «Il n'y a rien de tel que le classique»

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Interview«Il n'y a rien de tel que le classique»

AMNÉVILLE - Le toucher unique de Jeff Beck en a estomaqué plus d'un, y compris les meilleurs
guitaristes de la planète.

L'essentiel: Les invités sur votre dernier album sont rares. Comment avez-vous fait le tri des artistes?

Jeff Beck: J'ai la chance que les artistes invitées (Imelda May, Joss Stone et Olivia Safe) soient des amies. Joss Stone habite à deux pas de chez moi.

Vous citez la musique classique comme une des influences du disque...

Oui, il n'y a rien de tel que la musique classique. J'ai beaucoup écouté «Nessun Dorma» de Puccini durant la période d'enregistrement. Mais, il y a quand même ce côté frontal dessus, chose qui est inévitable.

Comment vous sentiez-vous au moment d'enregistrer, vous qui n'aimez pas trop les studios?

Angoissé (rires)! Il y avait d'un côté les exigences de mon manager, de l'autre un budget à ne pas dépasser. De plus, j'ai en horreur la nouvelle technologie digitale qui, je trouve, nuit au son originel des prises.

Aujourd'hui, avec les Clapton et autre Jimmy Page, cherche-t-on encore à s'impressionner l'un l'autre par albums interposés?

Non, ça fait longtemps qu'on a cessé ce petit jeu. Aujourd'hui, ce qui m'obsède avant tout, c'est de recréer à l'état identique la musique qui se joue dans ma tête. Tout un programme (rires)!

Vous y parvenez?
Non, jamais. Vous ne pouvez que vous rapprocher de la pureté, mais l'atteindre, c'est impossible. J'ai dû me faire à l'idée.

Et la guitare, vous en jouez tous les jours?
Tous les jours, oui. Au moins une demi-heure. Sans cela, je ressens comme un grand vide.

Recueilli par Kalonji Tshinza

Jeff Beck, demain, à 20 h 30, au Galaxie, rue de l'Europe, Amnéville. Prix: 51/62 euros.

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