Fêtes de fin d'année – «Il n'y aura pas de bise à l'échange des cadeaux»
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Fêtes de fin d'année«Il n'y aura pas de bise à l'échange des cadeaux»

LUXEMBOURG - Les fêtes de fin d'année seront très différentes, bien loin des rassemblements familiaux traditionnels. Un gros manque pour certains.

L'échange de cadeaux risque d'être moins traditionnel.

L'échange de cadeaux risque d'être moins traditionnel.

«Nous nous sommes partagés en deux groupes. Le 24, ce sera chez mes parents, à quatre. Et le 25, nous serons avec mes beaux-parents», a prévu Géraldine. Les fêtes de fin d'année 2020 seront bien différentes des autres. Les restrictions étant maintenues jusqu'au 15 janvier au moins, les résidents ne pourront inviter que deux personnes à leur table, pour tenter d'endiguer la propagation du virus en limitant les contacts. Certains trouvent donc de nouvelles manières de faire la fête: «Nous allons fêter Noël autrement cette année, au lieu de rassembler toute la famille au réveillon, nous allons étaler les réunions sur toute la semaine», confie Lisa.

Au menu: un choix des invités mais surtout les gestes barrières, à ne pas oublier, a rappelé la ministre de la Santé. «Malheureusement, on ne peut pas aller voir ma famille en Grèce, du coup, nous allons rester ici, mais en respectant les gestes avec les plus vulnérables», annonce d'entrée Alexandros.

Moins de proximité et plus de distance

Un Noël et Nouvel An masqués? Pour Lisa, le masque sera l'accessoire primordial de la fête: «Le 24, nous ne mettrons pas le masque car nous serons seulement avec la famille proche avec qui nous vivons. Mais les autres jours, nous le mettrons, c'est sur!». «Nous nous abstiendrons de faire la bise au moment de l'ouverture des cadeaux», propose de son côté Géraldine. «Nous allons éviter les embrassades, surtout avec les anciens. Mon père de 85 ans va venir et nous ferons attention. Mais quand il partira, nous tomberons le masque», avouent Manuella et Antonio.

Une absence de contacts, qui pèse pour certains, surtout en cette période habituelle de réunions familiales. «Nous avons de la famille à Bruxelles. L'état de santé d'un proche s'y dégrade. Nous aurions aimé faire la fête tous ensemble une dernière fois, malheureusement ce ne sera pas possible, admet Catherine. Cela nous attriste». «Le Covid pèse sur le moral de chacun, nous sommes moins dans une ambiance positive, estime Antonio. Il y a un poids». «Et il y a des choses que nous ne pourrons pas rattraper», ajoute Manuella, qui précise qu'elle n'a pas vu sa cousine enceinte, depuis plusieurs mois. «C'est une étape de sa vie à laquelle nous n'avons pas assisté, avec les restrictions».

(mm/L'essentiel)

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