Syndicats chez ArcelorMittal – «Il n’y a pas d’autre issue que la conciliation»

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Syndicats chez ArcelorMittal«Il n’y a pas d’autre issue que la conciliation»

LUXEMBOURG - Après une énième réunion ce mardi après-midi, les syndicats d'ArcelorMittal sont ulcérés par l’intransigeance de la direction et envisagent sérieusement de saisir le conseil national de conciliation.

Les syndicats vont consulter leur base dans les prochains jours. (editpress)

Les syndicats vont consulter leur base dans les prochains jours. (editpress)

Pour remplacer la convention collective dénoncée par la direction en décembre dernier, syndicats et dirigeants se retrouvent presque toutes les semaines autour de la table des négociations depuis le début de l’année. Sans résultats. À la sortie de l’avant-dernière réunion, mardi, les syndicats étaient remontés et ne voyaient pas comment éviter de saisir le conseil national de conciliation.

«La direction exige un allongement du temps de travail et veut toucher aux garanties salariales, c’est inacceptable», dénonce Jean-Claude Bernardini, délégué OGBL. «Nous sommes prêts à négocier mais ce que propose la direction est une attaque frontale contre les acquis des salariés et nous ne pouvons le supporter», poursuit-il, en insistant sur le fait que «les salariés sont prêts à faire des efforts mais pas à n’importe quel prix».

«Les garanties sociales sont la base de la paix sociale»

Un sentiment partagé par le LCGB: «La direction propose quasiment une baisse des salaires de l’ordre de 15%, la suppression de jours de congés, c’est tout simplement inacceptable», explique Charles Hennico. «La direction ne change pas sa position d’un poil donc il semble qu'il n'y ait pas d’autre issue que la conciliation». Et de lancer que «ces garanties sociales sur lesquelles la direction veut revenir, celles qui protègent les salariés qui perdent leur emploi, ont été négociées dans l’accord tripartite signé au printemps 2012, en l'échange de la fermeture de deux sites. Elles sont la base de la paix sociale».

Les deux syndicats dénoncent également les choix stratégiques de l’entreprise qui ne permettent pas aux sites luxembourgeois d’être en pleine capacité. «Baisser les salaires ne permettra pas de pérenniser la sidérurgie luxembourgeoise», indique Charles Hennico. «Il faut investir et faire que les sites du Luxembourg deviennent concurrentiels».

OGBL et LCGB vont maintenant se tourner vers leur base pour obtenir un mandat leur permettant de saisir le conseil national de conciliation. L’OGBL a convoqué une centaine de délégués jeudi, à Esch-sur-Alzette. Le LCGB, lui, attendra la dernière réunion avec la direction, prévue le 24 juin. «Mais par pur principe».

(MC/L'essentiel Online)

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