Au Luxembourg – Ils manifestent pour le droit à un logement décent

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Au LuxembourgIls manifestent pour le droit à un logement décent

LUXEMBOURG - Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce samedi dans la capitale pour réclamer une politique du logement plus proactive.

«Il faut créer plus de logements dignes et abordables au Luxembourg. Il faut inscrire le droit au logement dans la constitution», où il ne figure pas, contrairement au droit à la propriété, «parce qu'avoir un logement digne, c'est un droit». Ambre a pris part, ce samedi après-midi à Luxembourg-Ville, à la manifestation pour le droit au logement, organisée par une plateforme regroupant pas loin d'une vingtaine d'associations, syndicats et mouvements politiques, de l'Asti à Déi Lénk, en passant par l'OGBL, Défense des locataires Lu ou encore Passerell.

Les manifestants se sont regroupés en milieu d'après-midi devant la gare de Luxembourg, puis le cortège, fort de quelques centaines de personnes (les organisateurs ont revendiqué 700 participants au plus fort de la manifestation) a sillonné la capitale pour déboucher, après un crochet par la Grand-Rue, place d'Armes, où les prises de parole se sont enchaînées sous le kiosque.

«Un toit est un droit», «Vivons ensemble, typesch Lëtzebuerg», «le logement est un droit», «logement digne, vie solidaire»... Tous les slogans scandés pendant la manifestation ou arborés sur les pancartes renvoyaient au même problème: même avec un salaire normal, il est compliqué de se loger correctement au Grand-Duché.

Les spéculateurs pointés du doigt

La faute, selon les manifestants, aux spéculateurs et à une action du gouvernement qui manque d'ambition. «Si je pouvais trouver un logement décent au Luxembourg, je ne serais pas obligée de vivre de l'autre côté de la frontière», déplore Marion, une manifestante qui appartient à l'association Passerell. «On va se réunir tous les six mois, faire entendre notre voix en haut», martèle la jeune femme.

À la tribune, on réclame notamment un impôt foncier qui dissuade de faire de la spéculation immobilière. «Aujourd'hui, on avantage les super-riches. Ceux qui possèdent 20, 30, 50 terrains doivent être imposés proportionnellement pour qu'ils n'aient plus d'avantages à spéculer», lance ainsi un des orateurs. La fin des expulsions locatives au moins jusqu'à la fin de la crise du Covid, l'arrêt des coupures d'eau et d'électricité ou encore la construction de davantage de logements abordables figurent aussi parmi les nombreuses revendications de la plateforme. Et tous le promettent: ils ne baisseront pas les bras. «On a déjà manifesté il y a six mois. On reviendra dans six mois. Et on ne va pas rester les bras croisés entre-temps, on va regarder attentivement ce qu'il se passe».

(jw/L'essentiel)

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