Au Luxembourg – Ils ont choisi de résister encore aux smartphones
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Au LuxembourgIls ont choisi de résister encore aux smartphones

LUXEMBOURG - Un lecteur témoigne de son refus d’utiliser des smartphones. Les appareils d’ancienne génération trouvent toujours leur public.

Les appareils d’ancienne génération trouvent toujours leur public.

Les appareils d’ancienne génération trouvent toujours leur public.

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«Je ne veux pas de smartphone. Lorsque je prends le train ou le bus, je suis effaré par le nombre de personnes qui ont la tête penchée sur leur écran et je ne veux surtout pas finir comme eux», témoigne Willem, l’un de nos lecteurs. «Dans le train, je lis votre journal, je rêve, j'observe les gens et cela me suffit amplement», précise-t-il.

Willem utilise un «Nokia acheté 30 euros», qu’il a besoin de recharger «une fois par mois». D’ailleurs, il ne l’allume que «lorsqu’il attend un appel». Sinon, «les personnes peuvent me joindre sur le fixe ou au travail», dit-il. Son mode de vie n’est pas sans poser de problème. Même son employeur a d’abord tenté de le convaincre d’acheter un smartphone. «Devant mon refus, ils ont été obligés de trouver une alternative». Notre lecteur explique être d’office exclu des groupes WhatsApp privés ou professionnels. Quant aux QR Code, il ne peut les présenter en version numérique. «Je suis conscient que si je vivais en Chine, ce ne serait pas possible. Une chance: je ne vis pas en Chine!», résume Willem.

Les téléphones d’ancienne génération trouvent toujours leur public, malgré le développement des nouvelles technologies comme la 5G. POST comptait 20 000 clients utilisant un appareil sans Internet en 2021, soit environ 4% du total. De son côté, Orange évalue à «moins de 5%» le nombre d’abonnés en 2G ou 3G, les anciennes générations de téléphone, cette dernière permettant un accès lent à Internet. Enfin, Tango n’a pas de chiffres en termes de parts de marché, mais indique que le nombre de clients n’utilisant pas de données baisse d’environ 10% par an depuis plusieurs années. Des offres dédiées sont toujours proposées.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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