StrongmanRun – Ils ont galéré mais ont terminé cette «pure folie»

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StrongmanRunIls ont galéré mais ont terminé cette «pure folie»

DIFFERDANGE - Quelque 2 000 personnes ont participé à la StrongmanRun dimanche après-midi. Yannik Duppich a terminé le premier, en 1h39. Le Luxembourgeois Laurent Devalet est troisième.

20151018 Strongmanrun Differdange journ�e Lessive Fisherman's Friend.

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Editpress/Faussems

«On est fous. Et c'est pour cela que nous courons», lance Joanne, 18 ans, à quelques minutes du départ de la troisième StrongmanRun organisée à Differdange. Comme 2 000 autres courageux, la jeune fille a troqué ses habits du dimanche pour un legging et des baskets. Soit la tenue adéquate pour boucler un parcours de 23 km parsemé d'embûches.

Comme à l'accoutumée, d'autres ont joué aux plus malins en matière de style. En short et bandana, Steve, 29 ans, s'est juré de «défier le froid». Pour les superhéros en revanche, l'habit ne fait pas le moine. Jamais Spiderman n'avait eu autant de difficulté à grimper les obstacles.

Il faut dire que le parcours proposé n'en manquait pas. Des toboggans, de la boue, des piscines, des pneus, des fils électriques... ces guerriers d'un jour en ont vu de toutes les couleurs, jusqu'à finir sur les genoux une fois la ligne d'arrivée passée. «C'est une pure folie. Les deux minipiscines sont une torture. De plus, il fait froid. La pente dans la forêt, c’est coton aussi», raconte Giacomo, 28 ans. Fatigué comme rarement, le jeune homme a reçu sa médaille comme tout le monde. Ici, personne ne perd. «Franchement, nous n'avons pas cherché à réaliser un temps. L'important, c'était de finir», témoigne Guillaume, 28 ans, venu de Virton avec son équipe de football américain.

«On va bien dormir ce soir!»

La StrongmanRun, chacun l'apprécie à sa manière. Pour Nicolas, 35 ans, et Florent, 23 ans, c'est une course contre la montre qui s'est jouée. Avec un objectif bien déterminé: moins de trois heures. «Ce n'est pas comme un semi-marathon. Il faut gérer son effort de manière différente. Les obstacles peuvent même nous permettre de récupérer un peu», détaille Nicolas. Une fois le calvaire achevé, les coureurs se pressent vers le ravitaillement et la couverture de survie offerts pour l'occasion.

Outre les abandons, certains avaient choisi de courir seulement la moitié du parcours. La dépense d'énergie n'en a pas été moindre, comme le racontent Giacomo, 28 ans et Noemi, 30 ans, de Luxembourg: «C'est de la folie, les deux mini piscines sont une torture. En plus il fait froid. La pente dans la forêt n'est pas coton non plus».

À l'arrivée, le jeune homme a utilisé deux t-shirts et n'attend plus que de rentrer chez lui. Tout près d'eux, Christophe, Christian et Olena, de Leudelange se précipitent sur le ravitaillement tout en se couvrant. «À la base je ne suis pas sportif, donc ça a été dur! Après les toboggans et les points d'eaux, les muscles sont hyper durs. Il est difficile de redémarrer», détaille Christophe. Les trois collègues se félicitent du devoir accompli. «On va bien dormir ce soir», plaisante Christian, 36 ans, de Leudelange.

Des Luxembourgeois sur le podium

Quelques minutes après, les participants les plus entraînés terminaient quant à eux le parcours de 22 km de l'année. Le gagnant de l'année passée, Paul Günther, a été détrôné cette année par Yannik Duppich (1h39'34), devant Felix Wammetsberger (1h39'35). Les deux Allemands sont rejoints sur le podium par le Luxembourgeois Laurent Devalet (1h40'17).

Du côté des femmes, l'Allemande Susanne Kraus termine en tête sur un temps de 1h49'53 devant la Luxembourgeoise Jessica Schaf (1h56'49) et la Néerlandaise Elke Pronk (2h08'01). Le team PTA Bettembourg, a pris la première place des équipes.

(Thomas Holzer/Frédéric Lambert/jv/L'essentiel)

2000 en course, 600 à l'organisation

Quelque 2000 personnes ont pris le départ de la StrongmanRun dimanche après-midi, à 13h. C'est un millier de moins que l'année passée. Conformément aux règles d'inscription, le plus jeune des participants avait 16 ans. Le doyen de la course était, lui, âgé de 64 ans. Des personnes de 45 nationalités différentes y ont participé. Les Luxembourgeois se sont révélés être les plus nombreux (75 % des participants).

Differdange a vécu au rythme de la course tout au long de la journée. Les rues du centre-ville ont bien évidemment été barrées pour permettre le bon déroulement d'un parcours parsemé de 250 bottes de paille et de 3 000 pneus. Trente troncs d'arbre ont également été utilisés. Côté ressources humaines, quelque 600 personnes ont travaillé sur la course de dimanche (une centaine de secouristes, des policiers, vingt agents de sécurité notamment). La moitié des présents étaient des bénévoles.

Des centaines de litres avalés

Après l'effort, le réconfort. Une fois la course terminée, les coureurs ont reçu tout le nécessaire pour reprendre des forces. Une couverture isothermique, une ou plusieurs galettes sucrées et des boissons Rivella. Plus de 2 800 bouteilles de la marque ont ainsi été distribuées sur un grand stand situé juste derrière la ligne d'arrivée. Rivella a également proposé quelque 4 000 litres de boissons isotoniques sur le parcours. Dans le village d'arrivée enfin, 14 stands étaient installés. De quoi déguster les traditionnelles Grillwurst...

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