Au Luxembourg – Ces réfugiés ukrainiens retrouvent leur insouciance d'enfant à Strassen

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Au LuxembourgCes réfugiés ukrainiens retrouvent leur insouciance d'enfant à Strassen

STRASSEN – Ils étaient plus d'une vingtaine d'enfants ukrainiens à jouer, danser et rire à la Maison ukrainienne de Strassen. Des ateliers leur ont été dédiés toute cette semaine pour les aider à s'évader.

par
Marine Meunier
Les enfants ont participé à des cours de danse.

Les enfants ont participé à des cours de danse.

L'essentiel

Du haut de ses 9 ans, Sasha reprend peu à peu goût aux petites choses de son quotidien d'enfant, terriblement perturbé par la guerre dans son pays. La fillette au regard innocent a quitté Kiev, il y a près de 14 jours, comme elle tient à le préciser, dans un anglais presque parfait pour son âge. Comme elle, ils sont une vingtaine, entre 6 et 12 ans, à prendre part aux activités organisées à la Maison ukrainienne de Strassen, durant toute la semaine (N.D.L.R.: l'habitation a été ouverte par la commune le 10 mars dernier pour les réfugiés).

«Nous avons préparé toutes sortes d'activités pour leur donner la possibilité de passer du temps avec d'autres enfants et de retrouver une vie normale après ce qu'ils ont traversé», confie Lena, de l'ASBL Young Leaders, également originaire d'Ukraine mais résidente au Luxembourg depuis 18 ans. L'Asbl Lukraine, Young Leaders et la commune ont choisi différents ateliers. «Ils ont besoin d'un endroit pour être des enfants tout simplement», ajoute Lena.

L'un d'entre eux a dessiné le drapeau ukrainien et Poutine juste à côté

Lena, de l'Asbl Young Leaders

Ateliers de coloriage, cuisine, danse, et même un baby foot, leur sont ainsi proposés. Dix volontaires, également réfugiés, les encadrent. Slava, 22 ans, une étudiante en économie en fait partie. La jeune femme aux cheveux et aux yeux clairs est arrivée au Luxembourg, le 9 mars dernier, depuis le nord de l'Ukraine. «C'est important d'être là pour les enfants, car c'est encore plus difficile pour eux. Ils ne sont pas préparés psychologiquement à la guerre.»

Ces activités leur permettent de s'évader le temps d'un court instant, les enfants restant marqués par ce qu'ils ont vécu. «Chacun a des histoires à raconter sur la manière dont il a fui l'Ukraine, raconte Lena. Certains se sont mis à illustrer leurs pensées durant un des ateliers. L'un d'entre eux a dessiné le drapeau ukrainien et Poutine juste à côté, surmonté d'une croix rouge. À 6 ans, Ils devraient plutôt dessiner des fleurs…»

Également originaire d'Ukraine, Lena prend du temps pour aider chaque enfant.

Également originaire d'Ukraine, Lena prend du temps pour aider chaque enfant.

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