France – Ils scient leurs barreaux et s'évadent

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FranceIls scient leurs barreaux et s'évadent

Deux détenus de la maison d'arrêt d'Amiens se sont évadés dans la nuit de lundi à mardi, après avoir scié les barreaux de leur cellule commune.

C'est la 2e fois que des prisonniers de la maison d'arrêt d'Amiens s'évadent en sciant les barreaux.

C'est la 2e fois que des prisonniers de la maison d'arrêt d'Amiens s'évadent en sciant les barreaux.

France3 Picardie

Les Dalton n'ont qu'à bien se tenir, la relève arrive! Dans la nuit de lundi à mardi, deux prisonniers de la maison d'arrêt d'Amiens se sont évadés comme dans une bande dessinée de Lucky Luke, en sciant les barreaux. D'autres détenus du même établissement avaient réalisée le même exploit en novembre 2015, a indiqué mardi l'administration pénitentiaire.

Un plan bien ficelé

«Les deux hommes ont grandement bénéficié de l'aide d'un complice à l'extérieur, qui leur a lancé une corde, a déclaré à l'AFP Alain Jégo, directeur interrégional des services pénitentiaires. Ce complice a pu être interpellé grâce à la réaction très rapide du personnel de surveillance», a-t-il précisé.

Condamnés chacun à des peines de trois ans de prison, l'un pour une affaire de vol, l'autre dans un dossier de trafic de stupéfiants, les deux prisonniers âgés d'une trentaine d'années ont été en revanche «manqués pour quelques secondes» par la police et sont en fuite, a précisé M. Jégo.

Mais que fait la police?

Sous une forte pluie, les deux détenus sont parvenus à se hisser sur le toit de l'établissement, jusqu'au dessus des ateliers où ils ont réceptionné la corde, lancée par-dessus le mur d'enceinte et le chemin de ronde. Une «enquête administrative» a été ouverte pour déterminer comment les lames de scie ont pu parvenir jusqu'à eux.

«Ils ont agi à l'ancienne. C'est pathétique, c'est la deuxième fois en moins d'un an dans cette prison que des détenus s'évadent en sciant les barreaux de leur cellule», a commenté auprès de l'AFP, Joris Ledoux, du syndicat de gardiens de prison UFAP. Trois détenus d'une même cellule s'étaient en effet échappés dans la nuit du 3 au 4 novembre selon le même mode opératoire. Ils avaient été retrouvés quelques jours plus tard, l'un dans la région de Reims, les deux autres en Norvège.

(Thibault CORDIERL'essentiel)

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