Ils se sont attaqués au mur à coups de pinceau

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Ils se sont attaqués au mur à coups de pinceau

LUXEMBOURG - Vingt ans après la chute du mur de Berlin, un mur en polystyrène a été bâti, tagué et détruit, dimanche, à l'abbaye de
Neumünster, dans une ambiance bon enfant.

Une bombe à la main, Theo apprend que sa ville de naissance était divisée il y a 20 ans encore. Le garçon de 5 ans, né dans la capitale allemande, habite aujourd'hui au Grand-Duché. Avant de venir taguer le mur dans la cour de l'abbaye de Neumünster, dimanche, il a vu des photos du vrai mur. Difficile à comprendre.

À côté d'un tag «Libertad», Titouan peint un grand soleil. «Je voulais qu'il puisse imaginer une ville, véritablement coupée en deux», explique Christine, sa maman.
«Une ambiance bon enfant», commente Stick, graffeur, invité par les organisateurs de l'Institut Pierre-Werner. Pour l'artiste, le débat de la journée devrait tourner autour de la liberté: «En tant que graffeur, je me prends déjà la liberté d'aller peindre des murs. Mais ce mur en polystyrène devrait aussi faire réfléchir aux murs qui restent à détruire aujourd'hui. En Palestine ou autour de l'Union européenne».

Après avoir partagé leurs réflexions et souvenirs en fin d'après-midi, peintres et passants ont pris du plaisir à détruire le mur du Luxembourg à coups de pied et de poing pour ramasser des morceaux et les ramener chez eux.

Sarah Brock

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