Concert au Galaxie – Indochine, indémodable, intense et innovant

Publié

Concert au GalaxieIndochine, indémodable, intense et innovant

AMNÉVILLE - Nicola Sirkis et sa bande ont montré un Indochine inoxydable, vendredi soir, dans un Galaxie surchauffé.

20180525. Concert du groupe de musique français Indochine à l’occasion du 13 Tour au Galaxie d'Amnéville, le vendredi 25 mai 2018. Photo Julien Garroy / Editpress

20180525. Concert du groupe de musique français Indochine à l’occasion du 13 Tour au Galaxie d'Amnéville, le vendredi 25 mai 2018. Photo Julien Garroy / Editpress

Editpress/© 2018 Julien Garroy / Editpress

Après plus de 30 ans passés sur scène, Indochine pourrait se reposer sur ses acquis. Que nenni. Le groupe de rock français a démontré qu'il en avait encore sous la semelle, vendredi soir au Galaxie d’Amnéville, dernière étape de la première partie de son «13 Tour».

De l'énergie, de l'envie, et une pointe de génie. En témoigne l'écran géant sphérique fixé au plafond de la salle, déployé pour cette tournée. Un dispositif unique de 900 m2 pour un show à 360 degrés que les professionnels du spectacle américains et anglo-saxons sont même venus observer, confiait le leader Nicola Sirkis plus tôt dans l'après-midi.

Des titres gravés dans le temps

Un voyage dans l'espace sur «Black Skype», une plongée pop-psychédélique avec «Station 13», une envoûtante «Gloria»… Bigrement bluffant. De quoi impressionner et donner le tournis à des spectateurs de toutes les générations venus se mêler en une foule diablement enjouée. Indochine sait ici ramener au charme suranné des années 80, conjugué à une modernité technologique avantgardiste. Bon point pour la longévité.

On retrouve les rythmiques et le timbre profond de Sirkis, qui ont forgé la marque Indochine dans l'inconscient collectif, à travers les titres du dernier album comme «Henry Darger», «Kimono dans l’ambulance», «Un été français» ou «Song for a dream».

De bonnes louches de rock à l'ancienne bien balancées («Alice and June», «À l'assaut»), un peu de douceur assumée («La vie est belle») et même les deux à la fois («Adora»)... Et des sauts inévitables dans le passé, où un Nicola généreux «vient là» jusqu'au milieu du public sur «Tes yeux noirs», avec un méga medley, «Club 13», mais surtout des titres gravés dans le temps, «Trois nuits par semaine» et «L'aventurier». Après deux heures et demie passées sur scène, la bande à Sirkis pouvait aller se reposer. Que de vie.

(Mathieu Vacon/L'essentiel)

Ton opinion