Au Luxembourg: Conseillée par le père de Beyoncé, une start-up défendra son concept dans la Silicon Valley
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Au Luxembourg Conseillée par le père de Beyoncé, une start-up défendra son concept dans la Silicon Valley

LUXEMBOURG – ANote Music, qui propose aux particuliers d'investir dans des chansons pour toucher des royalties, a remporté jeudi, au Kirchberg, la finale régionale de la «Start-up World Cup». Elle s'est qualifiée pour la finale mondiale à San Francisco.

par
Olivier Loyens
Niels Hoorelbeke (Marketing & Business Management Strategist chez ANote music), Grégoire Mathonet (CTO d’ANote music), Marzio Schena (CEO d’ANote music), et Irene Ciuci (Digital Marketing Strategist chez ANote music)

Niels Hoorelbeke (Marketing & Business Management Strategist chez ANote music), Grégoire Mathonet (CTO d’ANote music), Marzio Schena (CEO d’ANote music), et Irene Ciuci (Digital Marketing Strategist chez ANote music)

EY

«Investissez comme un expert de l'industrie musicale et touchez des royalties». C'est ce que propose aux particuliers ANote Music, une plateforme d'achat et de vente de titres musicaux. La start-up luxembourgeoise a remporté jeudi, la finale régionale de la «Start-up World Cup», qui avait lieu dans les locaux d'EY à Luxembourg-Kirchberg.

Parmi les dix startups finalistes, ANote music a été sélectionnée comme «la plus prometteuse» par un jury composé d’investisseurs et d'entrepreneurs, explique EY. Leur évaluation était basée sur les critères suivants: la solution elle-même, la capacité à résoudre les problèmes, le marché et la traction, l’avantage concurrentiel, la rentabilité, la durabilité, la force de l'équipe, le pitch global et la présentation.

Prochaine étape pour ANote Music: participer à la finale mondiale à San Francisco, du 28 au 30 septembre. «Il y aura 70 finalistes, explique Grégoire Mathonet. L'entreprise gagnante recevra un prix d'un million de dollars en investissement. Même si nous ne gagnons pas, le voyage ne sera que du bonus pour nous, car nous aurons l'occasion de développer des relations». D'autant que la start-up ambitionne d'ouvrir un bureau aux États-Unis. «15% de nos clients viennent de là-bas», souligne le dirigeant.

Grégoire Mathonet, qui vient du monde de l'IT (technologies de l'information) a lancé ANoteMusic en 2018 avec Marzio Schena et Matteo Cernuschi, issus du monde de la finance. «L'un d'entre nous, qui écoutait un festival de musique à la radio, s'est dit qu'il aimerait pouvoir investir sur des chansons. C'est comme cela que l'idée de la société est née».

«100 à 200 investisseurs au Luxembourg»

Le principe: la start-up, en relation avec les maisons d'édition et les artistes, insère sur la plateforme des catalogues de titres, qui ont au moins deux ans d'existence. «Des experts musicaux nous aident à dénicher les dernières tendances», indique Grégoire Mathonet, qui cite un ancien dirigeant de Sony Italie à la retraite et même Mathew Knowles (voir encadré), le père de Beyoncé!

ANote Music (15 salariés au Grand-Duché) indique que depuis sa création, plus de 2 000 particuliers, dont «100 à 200 au Luxembourg», ont investi sur la plateforme (l'inscription est gratuite). «Les royalties qu'ils touchent chaque année oscillent entre 6% et 15% de leur investissement de départ», note Grégoire Mathonet. En revanche, les investisseurs n'ont pas encore pu miser sur des artistes luxembourgeois, qui n'ont «pas encore» été référencés sur ANote Music.

Comment Mathew Knowles est-il devenu conseiller d'ANote Music?

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