Xavier Bettel en Ukraine: «J'ai demandé aux gens ce qui leur restait. Ils m'ont dit: ''rien''»
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Xavier Bettel en Ukraine«J'ai demandé aux gens ce qui leur restait. Ils m'ont dit: ''rien''»

LUXEMBOURG/KIEV – Le Premier ministre Xavier Bettel a accordé une entrevue à L'essentiel lors de son déplacement en Ukraine. Extraits.

par
Thomas Holzer et Nicolas Martin
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Xavier Bettel a rencontré ce mardi Volodymyr Zelensky.

Xavier Bettel a rencontré ce mardi Volodymyr Zelensky.

Ministère d'État/Max Gutenkauf et Liz Thielen
Le Premier ministre luxembourgeois s'est entretenu avec le président ukrainien.

Le Premier ministre luxembourgeois s'est entretenu avec le président ukrainien.

Ministère d'État/Max Gutenkauf et Liz Thielen

Ministère d'État/Max Gutenkauf et Liz Thielen

«Quand Volodymyr m'a dit que c'était important que je vienne ici , je n'ai pas hésité». Trois semaines après, Xavier Bettel a tenu parole. En déplacement en Ukraine pour une visite hautement symbolique, le Premier ministre a pris quelques minutes pour se confier à L'essentiel, alors qu'il se trouvait dans la capitale ukrainienne, Kiev. Une entrevue réalisée sur l'heure de midi par téléphone au milieu d'un programme chargé, au cours de laquelle le chef du gouvernement n'a pas masqué son ressenti.

Bouleversant comme un passage au milieu des stigmates de la guerre: «Je découvre encore plus de dégâts. Les images, c'est une chose. Mais voir des immeubles, des supermarchés, des écoles, des routes, des ponts détruits, c'est beaucoup d'émotions». Déchirant comme les témoignages de «vies brisées et d'existences détruites»: «Des gens qui ont tout perdu, à qui j'ai demandé ce qu'il leur restait. Ils m'ont répondu: ''rien''», raconte-t-il.

À Borodyanka, Irpin ou encore dans la ville martyre de Boutcha, Xavier Bettel a vu de ses propres yeux les conséquences funestes de la guerre, tout en relativisant l'appréhension liée à cette expérience, sans commune mesure avec la souffrance du peuple ukrainien.

«Moi, j'y suis pour quelques heures. Eux vivent ici. C'est là qu'on réalise le prix de la paix», rappelle le Premier ministre, qui insiste également sur «les messages d'espoir» et la nécessaire reconstruction, dans tous les domaines: «c'est un peuple qui se bat, qui ne baisse pas les bras […] J'espère qu'on arrivera à tous se mettre d'accord à Bruxelles pour donner cette aide qui est aussi psychologique».

  • Notre entretien complet avec Xavier Bettel est à découvrir mercredi, dans le journal et sur notre site.

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