Kendji Girac – «J'ai dit à Damso de ne pas y aller trop fort»

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Kendji Girac«J'ai dit à Damso de ne pas y aller trop fort»

Kendji Girac fait un tabac avec son 3e album, «Amigo», pourtant assez différent des précédents. Il a notamment travaillé avec le rappeur, réputé pour ses textes crus.

Le Français, gagnant de «The Voice» en 2014, avait peur d'avoir été oublié après sa pause d'un an et demi. Le voilà rassuré. En un mois et demi, «Amigo» s'est vendu à plus de 100 000 exemplaires en France. Le pari était risqué: Kendji, 22 ans, s'est essayé à ses sons plus «urbains».

Ça fait quoi d'avoir à nouveau du succès après votre break?

Ça fait plaisir de savoir que les gens ont apprécié mon album. Être certifié disque de platine était mon objectif. J'avais peur que le public ne soit pas au rendez-vous.

Ce d'autant plus que vous innovez sur l'album, avec des incartades presque hip-hop.

Oui. J'ai notamment collaboré avec le rappeur Damso pour être plus urbain. Aujourd'hui, les gens n'écoutent plus que ça. Mais il était important de garder le côté gipsy.

Avec Damso, vous êtes tout de même allé chercher le rappeur le plus dur du moment.

C'est vrai. Les gens ne s'y attendaient pas. Ils pensaient que nos univers n'allaient pas fonctionner ensemble. Bon, je lui ai quand même dit de ne pas y aller trop fort et de ne pas mettre trop de gros mots dans les textes. Des enfants, ma famille et ma mère m'écoutent. D'ailleurs, au départ, les paroles du single «Maria Maria» étaient bien plus... vicieuses (rires)!

Facile de donner dans un autre univers que le vôtre?

Oui. Je pensais être capable d'aller chercher quelque chose de différent. En sortant du studio, je me suis dit: «Ah, tu vois que tu peux le faire!».

La constante reste vos textes qui parlent de famille, d'amour.

Je suis amoureux de l'amour et j'adore la famille. Un jour, si je m'oublie, elle me remettra sur le droit chemin. Personne n'a changé autour de moi et moi non plus. C'est ça, les vraies valeurs.

(L'essentiel)

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