Cascadeur – «J'ai eu envie de sortir de mes repères»

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Cascadeur«J'ai eu envie de sortir de mes repères»

ESCH-BELVAL - Sur son second album, Cascadeur a convié du monde. Et le Français casqué a ouvert son univers à la pop.

L’essentiel: Comment avez-vous abordé la composition de ce second album?

Cascadeur (chanteur/compositeur): Les circonstances étaient différentes par rapport au premier, qui était un condensé des trois maxis autoproduits. Il contient des anciens morceaux, comme «The Odyssey», qui est un titre charnière, et que j’ai retravaillé avec plus d’instruments, ou «Lady Day». Le reste des morceaux a été composé pendant la tournée 2010-2012.

Vous êtes désormais attendu, et à la fois plus confiant?

C’est un autre état d’esprit. J’ai été rassuré par l’accueil du premier album, où je partais dans l’inconnu. J’ai rencontré du monde, beaucoup de personnes m’ont touché. Il y a plus de sérénité, même si le second album est toujours compliqué. J’ai fait écouter mes maquettes, environ trente morceaux, et le label était d’accord pour continuer dans le même état d’esprit. Il y a des morceaux plus pop, comme «Scarface» ou «Ghost Surfer», je ne voulais pas m’enfermer dans des schémas mélancoliques.

Vous avez ouvert les portes aux invités?

C’était pour échapper à une forme de confort, de répétition. Je voulais sortir de mes repères. Suite à des rencontres, j’avais envie de jouer avec d’autres personnes.

Comment en êtes-vous venu à travailler avec Eric Pulido, de Midlake, et Tim Smith?

C’est une belle histoire. Nous avions le même tourneur sur la tournée du premier album. Ils leur ont fait écouter, et ils sont venus me voir, on a sympathisé. Nous avons beaucoup échangé, Eric Pulido était le plus accessible. Tim Smith est plus secret, il n’était pas fan des tournées. C’était son projet, mais les autres voulaient davantage être présents. Mais nous avons gardé le contact, nous nous sommes revus, et ils ont fait les voix alors qu’ils étaient en pleine séparation.

Comment adaptez-vous ces morceaux avec d’autres voix au live?

Je savais que je ne serai plus seul sur scène. J’ai davantage orienté le disque comme un album de groupe. Il y a un travail au niveau des harmonies vocales, de l’orchestration.

À quoi ressemblera le nouveau show?

Il y a des changements par rapport à la première tournée, au niveau des vidéos et des lumières. Nous sommes en train de travailler dessus, d’apporter des modifications et de restructurer, avec l’apport d’un nouveau technicien. C’est un travail en évolution constante.

Allez-vous continuer à vous produire casqué?

Oui, je serai encore casqué, ce côté-là ne changera pas.

Recueilli par Cédric Botzung

Ce jeudi soir, 20h, à la Rockhal. Entrée: 22/24 euros.

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