White Lies – «J'ai un peu peur de parler au public»

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White Lies«J'ai un peu peur de parler au public»

LUXEMBOURG - Le groupe londonien White Lies est de passage à l'Atelier, demain. Interview.

Avec votre second album, «Ritual», vous avez quitté le statut de nouveau talent. Qu’avez-vous appris?
Harry: Nous avons appris comment cette industrie folle fonctionne. Nous appréhendons mieux les grands shows et sommes plus à l’aise pour donner des interviews. Musicalement aussi, nous avons bien avancé. «Ritual» est le fruit de tout cela.

Votre vie a-t-elle beaucoup changé?
Oui, mais nous n’avons pas changé, nous avons toujours bien les pieds sur terre. C’est juste que nous sommes plus occupés. Mais je pense que c’est pareil pour tous ceux qui décrochent comme nous leur premier job.

Un job agréable?
C’est facile de faire ce métier quand tu l’aimes. L’essentiel, c’est de faire ce que tu adores. Même si parfois tout n’est pas toujours rose. Les voyages me fatiguent, c’est difficile de rester en contact avec les amis. Mais d’un autre côté, c’est fantastique de se produire en concert. Je me sens privilégié de pourvoir créer.

Le clip «Bigger than Us» est très étrange, difficile d’y trouver un sens. Quelle est votre interprétation?
Je pense que ce clip attire l’attention surtout par son esthétique. Il y a beaucoup de gens qui réagissent comme vous. Pour moi, c’est intéressant de voir comment d’autres expliquent ce qui se passe dans le clip. En ce qui me concerne, le clip me rappelle mon enfance quand je regardais la télé. Tu veux avoir ce que tu vois sur l’écran, par exemple les barres chocolatées, ou bien tu veux que les gens sur l’écran deviennent réalité.

Vous vous êtes déjà produit en concert à l’Atelier, pour présenter votre premier album à l’époque. Vous n’avez pas été très loquace avec le public. Était-ce pour qu’il puisse se concentrer totalement sur votre musique?
Non, et ce n’est pas non plus de la froideur. J’aime bien parler au public, mais je dois avouer que ça me fait un peu peur. Mais j’apprends peu à peu!

Recueilli par Kerstin Smirr

White Lies, jeudi soir, à 20 h,

à l'Atelier. Prix: 27 euros.

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