Shirley Souagnon: «J’ai besoin de me reposer, de me recentrer»

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Shirley Souagnon«J’ai besoin de me reposer, de me recentrer»

L’humoriste Shirley Souagnon a pris la décision d’arrêter la scène. Elle avait ouvert le bal de L'essentiel du Rire, le 5 novembre dernier, à Differdange.

par
Julienne Farine

Depuis seize ans, Shirley Souagnon fait rire les gens avec des thèmes qui la touchent. Propulsée sur le devant de la scène en 2010, notamment grâce à sa participation à l’émission de France 2 «On n’demande qu’à en rire», la Française de 36 ans peut se targuer de faire rire partout sur la planète, comme ça a été le cas fin 2022 avec son tour du monde des Comedy Clubs. Mais aujourd’hui l’humoriste a décidé de raccrocher, et de ne plus monter sur scène. En novembre dernier, c'est elle qui avait ouvert le bal d'ouverture de L'essentiel du Rire, à l’Aalt Stadhaus de Differdange, avec un extrait de son spectacle «Être humain».

«Je pense que j’ai atteint exactement ce que je voulais trouver avec cette forme d’art. Je me rends compte que mon métier tel qu’il est aujourd’hui ne me permet pas d’être alignée avec mes valeurs humaines», confie l’artiste. Quand les lumières se seront éteintes, Shirley Souagnon n’a aucune idée de ce qu’elle entreprendra. «Mais je vais faire peur à mon banquier, parce que je ne ferai pas grand-chose», rigole-t-elle. Celle qui apprécie les Comedy Clubs, dans lesquels elle peut être proche du public, ne craint pas que ce contact direct lui manque. «Je pense que j’ai besoin de me reposer, de me recentrer, d’écouter les oiseaux chanter le matin. Ça ne va pas me manquer, parce que je vais me souvenir de tous ces beaux souvenirs que je n’ai pas encore eu le temps de digérer», dit-elle.

L'humoriste, qui s'était confiée à L'essentiel, investissait la scène pour aborder des sujets lourds: «Je rigole de sujets nouveaux pour beaucoup, mais qui ont toujours été là pour moi, comme la non-binarité ou mon expérience de l’hôpital psychiatrique. Le drôle n’est pas forcément l’expression de la joie, mais la reconnaissance que quelque chose est absurde. Le rire permet de dénouer des choses. Mais c’est beaucoup de travail. Mon spectacle aborde notamment la pédocriminalité».

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