Sharko – «J’ai eu besoin d’une bulle d’air, de fraîcheur»
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Sharko«J’ai eu besoin d’une bulle d’air, de fraîcheur»

David Bartholomé du groupe pop-rock belge Sharko s'est confié à «L'essentiel».

L’essentiel: Après plus de 10 ans d’activité et 5 albums avec Sharko, on ressent le besoin d’investir des choses plus personnelles?

David Bartholomé (chanteur): Oui, même si c’est quelque chose d’extrêmement naturel. Après la promo du «Best-Of» de Sharko, j’ai eu besoin d’une bulle d’air, de fraîcheur. Cela va dans le sens d’une introspection, sans que ce soit une inhibition.

Vous aviez déjà l’habitude de vous produire en solo en parallèle?

Oui, c’est comme ça qu’est d’ailleurs né le projet. Sur l’album «Dance On The Beast», nous avons passé beaucoup de temps sur la production et intellectualisé la musique. J’ai eu le besoin de m’extirper, je suis allé jouer dans un théâtre loin de Bruxelles, sans sono.

Vos performances sont, paraît-il, proches du stand-up américain?

Comme j’avais toute la liberté, je voulais prendre le temps. Je parlais des chansons, racontais des anecdotes.

Vos influences musicales viennent principalement d’outre-Atlantique, non?

Pas vraiment. Je suis davantage influencé par des climats de films, rarement par des musiciens. C’est quelque chose d’instinctif.

«Cosmic Woo-Woo» semble passer par plusieurs stades, la mélancolie («Never» ou «Ocean Dry» ), mais aussi une joyeuse légèreté («In The Middle Of» ou «Moon»)?

Il y a en effet plusieurs climats. Je chante et joue de la guitare différemment. Alors qu’avant je n’osais pas jouer sur quelques arpèges en chantant avec une voix très basse.

Vous avez fait appel à une chorale sur «Sing»?

Oui, c’est une chorale qui est venue en amie. Il y a aussi plusieurs autres artistes. Cela venait d’une envie, et j’avais la liberté de faire appel à eux.

Deux apparitions sur l’album des Français Variety Lab, deux réussites. D’autres collaborations sont-elles prévues?

C’était en fait quelque chose de ponctuel. J’ai eu envie de participer à ce projet en écoutant la version non mixée de «We Should Be Dancing». C’est un morceau sans complexe.

Recueilli par Cédric Botzung

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