Une Italienne arrêtée en Iran: «J’ai peur de ne plus sortir, aidez-moi»

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Une Italienne arrêtée en Iran«J’ai peur de ne plus sortir, aidez-moi»

Alessia Piperno a été interpellée mercredi, alors qu’elle fêtait ses 30 ans. Lors d’une courte conversation téléphonique avec ses parents, elle a partagé son angoisse.

La jeune femme avait prévu de faire un pique-nique entre amis avant d’être arrêtée. 

La jeune femme avait prévu de faire un pique-nique entre amis avant d’être arrêtée. 

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Une globe-trotteuse italienne de 30 ans a affirmé être détenue en Iran et appelé à l’aide, quatre jours après l’annonce de l’arrestation de neuf étrangers dans le pays. «Ils m’ont arrêtée, je suis dans une prison à Téhéran. Aidez-moi s’il vous plaît…», a déclaré Alessia Piperno, lors d’une brève conversation téléphonique avec ses parents, dimanche, rapporte le quotidien Il Messaggero.

«Je vais bien mais il y a des gens ici qui disent qu’ils sont là depuis des mois et sans raison, j’ai peur de ne plus sortir, aidez-moi», a-t-elle ajouté, après quatre jours sans avoir donné de nouvelles à ses parents, qui vivent à Rome. Selon le journal, la jeune femme, qui fait le tour du monde depuis six ans, a été arrêtée mercredi, le jour de son 30e anniversaire. Son père a déclaré que lors du dernier contact avec elle ce matin-là, elle avait prévu un pique-nique d’anniversaire avec des amis de France, de Pologne et d’Iran.

Contacté par l’AFP, le ministère italien des Affaires étrangères (Farnesina) n’a pas confirmé l’identité de l’Italienne. «Nous espérons que la Farnesina fera tout son possible pour obtenir la libération d’Alessia Piperno», a tweeté l’ONG Amnesty International. Sur son compte Instagram, suivi par près de 16 000 personnes, on peut voir des photos d’elle aux quatre coins du monde, dont les plus récentes en Iran, où elle se trouvait depuis plus de deux mois.

Sur des publications publiques, elle semble apporter son soutien aux manifestations en cours. «Tant de gens ont déjà perdu la vie, tant de gens ne verront jamais cette liberté pour laquelle ils ont pris des risques et combattu, mais si un jour ce pays devient libre, c’est grâce à ces gens, à ces femmes qui descendent dans la rue et mettent le feu à leur hijab (…)», écrit-elle dans un texte publié la semaine dernière.

Vendredi, les autorités iraniennes avaient annoncé l’arrestation de neuf étrangers, originaires notamment de Pologne, d’Italie et de France, en lien selon elles avec le vaste mouvement de contestation déclenché par la mort d’une jeune femme de 22 ans, Mahsa Amini. La répression de ce mouvement a fait au moins 92 morts, selon l’ONG Iran Human Rights (IHR). Des manifestations avaient encore lieu dimanche, pour dénoncer cette répression meurtrière, tandis que des rassemblements étaient organisés à travers le monde en solidarité avec ce mouvement, le plus important en Iran, depuis 2019.

(AFP)

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