Jenifer Burdet – «J’ai transplanté le freeride dans un contexte urbain»
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Jenifer Burdet«J’ai transplanté le freeride dans un contexte urbain»

La collection de Jenifer Burdet,
fraîchement diplômée de la Haute école d’art et de design (HEAD), a été primée. La styliste s’est spécialisée dans le vêtement technique masculin.

Les «X-trem Conquistadors» sont le travail de master de Jenifer.

Les «X-trem Conquistadors» sont le travail de master de Jenifer.

20 Minuten

À la HEAD, les élèves en stylisme, aux niveaux bachelor et master (une nouveauté), ont présenté leurs travaux, à la Halle Sécheron. 2 000 personnes ont assisté aux défilés publics. À l’issue de l’événement, la créatrice Jenifer Burdet, âgée de 28 ans, a reçu le prix HEAD - Bongénie (lire encadré), décerné par des professionnels de la mode. Sa collection pour homme lui a été inspirée par l’arsenal des freeriders des neiges.

Pourquoi une jeune femme s’intéresse-t-elle au vestiaire masculin?

Jenifer Burdet: Parce qu’on se sent bien dedans, c’est confortable. J’ai toujours aimé ça, d’autant que j’étais entourée de frères à la maison, j'étais la seule fille. Créer pour les hommes me permet de me détacher de la question: «Est-ce que je porterais cela?».

Peu de stylistes se spécialisent dans le vêtement technique. D’où vient votre intérêt?

Mon copain fait du freeride et moi aussi. Ces habits m’intriguent, et je me demandais comment les transplanter dans un contexte urbain.

C’est-à-dire...

«X-trem Conquistadors», ma collection, est basée sur le principe du «transformable». J’ai décliné l’idée qu’un sac pouvait devenir un vêtement et être porté comme un manifeste.

C’est un univers très sombre...

Le noir me fascine, c’est vrai. Mais il y a du blanc, pour le contraste graphique.

Ce sont surtout vos masques qui sont surprenants!

Oui, aussi surprenants que leur inspiration: le visage de l’explorateur Mike Horn, gelé lors d’une expédition. Après plusieurs essais, j’ai utilisé des serre-câbles, qui rendent l’effet des stalactites.

Vos projets?

Je vais participer à des concours internationaux et travailler à l’essor de mon propre label.

(L'essentiel)

Le mâle: la source d’inspiration

Depuis 2013, les étudiants de la HEAD sont environ la moitié à présenter des collections pour homme, en guise de travail de fin d’études. Auparavant, la place dévolue au mâle était anecdotique chez les aspirants stylistes. Jeudi passé, le travail de Mikael Vilchez, créateur âgé de 20 ans, a aussi été primé à l’issue du défilé. À noter l’apparition de vêtements masculins au show-room Edelweiss, qui s’est tenu à Genève le week-end passé. Quelque 8 000 personnes l’ont visité.

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