Rencontre – «Je crois bien que c'est lui qui m'a ouvert les yeux!»

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Rencontre«Je crois bien que c'est lui qui m'a ouvert les yeux!»

WALFERDANGE - Elle voit, lui pas. Mais difficile de dire qui de Marc ou de Michèle guide l'autre sur les chemins de la vie.

«Qu'il y ait un aveugle dans notre couple n'a pas compliqué la vie, ça l'a soudée plus fort encore», témoignent Michèle et Marc.

«Qu'il y ait un aveugle dans notre couple n'a pas compliqué la vie, ça l'a soudée plus fort encore», témoignent Michèle et Marc.

Grimper le Pico de fogo, au Cap-Vert, n'a rien d'évident. Mais ce ne sont pas les 2800mètres du volcan qui allaient freiner, en janvier dernier, Marc Vassileiou et Michèle Kinnen. À entendre ces deux Luxembourgeois, chaque pas était pourtant une aventure. Elle évoquant la difficulté de guider son compagnon aveugle sur un chemin raide et rocailleux.

Lui se rappelant combien il avait fallu rassurer son amie dans certaines parties escarpées. Ainsi va la vie de ce couple: l'un devant l'autre et qu'importe qui fait quoi. Chacun étant indispensable à l'autre. «Je crois bien que c'est lui qui m'a ouvert les yeux», reconnaît même Michèle. Tout ce qu'elle voit, elle lui répète. «Elle me donne la confiance d'aller de l'avant», salue son amoureux.
Qu'importe alors vision ou cécité, tout devient possible.

Même cet incroyable projet de retourner au Cap-Vert mener une action en faveur de non-voyants. «Les familles les isolent faute de savoir tout ce que l'on peut faire avec ce handicap, regrette Marc. Nous voudrions leur montrer que bien des choses sont possibles». C'est d'ailleurs le message qu'ils ont fait passer au guide local, celui qui les avait menés au sommet du Pico. «Fais avec les autres aveugles ce que tu as fait avec Marc et la vie ira mieux». Bien vu!

Patrick Jacquemot

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