Donald Trump – «Je ferai toujours passer l'Amérique d'abord»

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Donald Trump«Je ferai toujours passer l'Amérique d'abord»

Pendant les quinze minutes qu'a duré son discours, vendredi au sommet économique mondial de Davos, Donald Trump ne s'est pas détaché de ses deux prompteurs.

«L'Amérique d'abord n'est pas l'Amérique seule»: Donald Trump a livré vendredi à Davos, en Suisse, un discours destiné à rassurer les partenaires des États-Unis. Mais dans le même temps il a prévenu que Washington ne tolérerait plus des pratiques commerciales «inéquitables». «Je suis là pour représenter les intérêts du peuple américain et pour affirmer l'amitié et la coopération des États-Unis pour construire un monde meilleur», a déclaré l'ancien magnat de l'immobilier lors de son discours très attendu au Forum économique mondial (WEF).

«Je ferai toujours passer l'Amérique d'abord, tout comme les dirigeants d'autres pays devraient le faire aussi», a-t-il ajouté. Il a très vite dévié sur le thème des règles commerciales, réclamant un respect plus strict en la matière. Donald Trump a accusé certains pays, qu'il n'a pas nommés, de ne pas jouer le jeu commercial. «Nous sommes en faveur du libre-échange, mais il doit être juste, et il doit être réciproque», a-t-il dit. Pour ce faire, a-t-il estimé, il faut s'attaquer aux «comportements prédateurs»: les atteintes massives à la propriété intellectuelle, les subventions industrielles et la planification.

Discours consensuel

Mardi, deux jours avant son arrivée à Davos, le président américain a signé un décret instaurant une hausse de 30% des droits de douane sur les panneaux solaires importés aux États-Unis. Comme son homologue français Emmanuel Macron mercredi, le locataire de la Maison Blanche s'est fait le VRP de son pays. Il a tout fait pour convaincre son auditoire que «l'Amérique est l'endroit où faire des affaires», avec sa croissance robuste et ses marchés boursiers florissants. Il a mis en avant les baisses d'impôts et la déréglementation. «Après des années de stagnation, les États-Unis enregistrent à nouveau une forte croissance économique», a-t-il fait valoir. «Le monde est en train d'assister à la renaissance d'une Amérique forte et prospère.»

Pendant les quinze minutes qu'a duré ce discours très consensuel, le milliardaire ne s'est pas détaché de ses deux prompteurs. Mais c'est sans aucune note qu'il s'est lancé dansl' une de ses critiques récurrentes de la presse. Donald Trump a déclenché des huées en déclarant: «J'ai toujours eu une très bonne presse quand j'étais homme d'affaires. Ce n'est qu'en devenant un homme politique que j'ai réalisé à quel point la presse peut être méchante et fausse».

(L'essentiel/nxp/afp)

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