Gossip au Luxembourg – «Je me fiche pas mal de l'Amérique»
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Gossip au Luxembourg«Je me fiche pas mal de l'Amérique»

LUXEMBOURG - Beth Ditto et Gossip fêtent les dix ans de «Music For Men», lundi, à l'Atelier. Rencontre avec celle qui n'a toujours pas sa langue dans sa poche.

TORONTO, ON - SEPTEMBER 08: Musician Beth Ditto of band Gossip onstage at amfAR Inspiration Gala during the 2013 Toronto International Film Festival on September 8, 2013 in Toronto, Canada.   Amanda Edwards/Getty Images for amfAR/AFP

TORONTO, ON - SEPTEMBER 08: Musician Beth Ditto of band Gossip onstage at amfAR Inspiration Gala during the 2013 Toronto International Film Festival on September 8, 2013 in Toronto, Canada. Amanda Edwards/Getty Images for amfAR/AFP

AFP/Amanda Edwards

«L’essentiel»: En mars, vous annonciez la reformation du groupe. Cette séparation de trois ans était-elle nécessaire?

Beth Ditto: Oui, cette période nous a été bénéfique, ça s’est passé sans problème car ce n’était pas une pause très longue.

Avez-vous eu besoin de vous concentrer sur votre premier album solo?

J’avais besoin de temps pour être moi-même. Faire partie de Gossip, c’est un peu comme être dans une relation, et j’avais besoin de savoir ce que c’était de refaire des choses par moi-même.

À quel moment avez-vous décidé de vous reformer?

C’est parti d’une réflexion collective, nous nous sommes dit: «Nous avons déjà écrit "Music For Men" il y a dix ans, c’est dingue!». L’idée nous est d’abord venue de faire un concert à l’occasion de ce dixième anniversaire, puis rapidement une dizaine. On accepte les dates qu’on nous propose, tout ça s’est fait facilement. Finalement, partir ensemble en tournée fait tellement partie de nos vies.

Vous jouez principalement en Europe. Pourquoi pas aux États-Unis?

Je me fiche pas mal de l’Amérique (rires). Même s’il y aura sûrement quelques dates à New-York et sur la côte Ouest. En réalité, nous ne voulions pas que cela devienne une trop grosse tournée. L’album «Music For Men» a connu un vrai succès en Europe, donc c’est là que nous voulions fêter ça. Et nous n’avons pas une grosse audience aux États-Unis, où l’ambiance est vraiment morose ces temps-ci.

Que représente «Music For Men» pour vous?

Ce disque nous a vraiment fait grandir, devenir adulte. Jusqu’alors, nous faisions beaucoup les choses par nous-mêmes. Là, nous avions eu plus de moyens, nous avons pu faire les choses sérieusement et enregistrer avec le producteur Rick Rubin, dans un studio à Malibu.

Votre dernier show au Luxembourg en 2012 a marqué les esprits. Vous aviez même rejoint Patti Smith qui jouait juste à côté sur scène.

Oui, je me souviens, c’était juste énorme! Je me disais, «il faut qu’on arrive à finir pour aller voir au moins une chanson», j’espérais qu’elle prenne son temps» (rires).

Comment s’annonce le prochain show?

Je crois que nous serons à nouveau très remontés, et nous faisons cette tournée parce que nous en avons envie, pas par obligation. Il n’y a pas de pression particulière, ce sera une fête.

Vous jouez dans un petit club, était-ce une volonté?

Les grandes salles sont toujours intimidantes, nous aimons les petites salles, où nous pouvons voir chaque visage. J’adore ce genre de shows!

(Cédric Botzung/L'essentiel)

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