Covid au Luxembourg – «Je me suis sentie obligée de me faire vacciner»
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Covid au Luxembourg«Je me suis sentie obligée de me faire vacciner»

LUXEMBOURG – Le nouvel espace de vaccination de la capitale attire des primo-vaccinés et des personnes ayant besoin d’un rappel contre le Covid-19.

Les tests sont effectués au rez-de-chaussée, les vaccins au premier étage.

Les tests sont effectués au rez-de-chaussée, les vaccins au premier étage.

L'essentiel/JG

Les vaccinations contre le Covid-19 peuvent se faire depuis samedi dans le nouvel espace dédié, au premier étage du 70, Grand-Rue, dans la capitale. Une jeune femme qui a préféré rester anonyme a enfin reçu sa première dose. «Je me suis sentie obligée de le faire, c’est regrettable. Mais le vaccin est devenu nécessaire pour voyager», déplore-t-elle. La néo-vaccinée reconnaît qu’elle n’aurait «jamais fait l’injection» sans les multiples contraintes. Preuve de leur efficacité, le nombre de premières doses a été multiplié par 1,8 durant le mois ayant suivi l'extension du CovidCheck, par rapport au mois précédent, a indiqué le gouvernement, lundi.

La plupart des patients venaient pour un rappel. Norry a ainsi reçu sa deuxième dose. «Je n’ai pas peur du vaccin, je n’ai pas hésité». Il a trouvé l’organisation impeccable, l’injection était «rapide». L’heure était même à la troisième dose pour Nancy et Marco, ce dernier ayant passé treize jours à l’hôpital à cause du virus avant la campagne de vaccination. «Nous voulons être tranquilles avant notre départ en voyage le 28 novembre. Nous ne nous posons pas la question de faire ou non le vaccin», explique son épouse.

Des tests car les vaccins ne sont pas reconnus

La plupart des visiteurs, déjà vaccinés au moins une fois, ne laissaient transparaître aucune inquiétude. Francisca ressortait de son rappel, après avoir reçu une dose du vaccin Johnson & Johnson. «Je pense qu’il faudra bientôt faire une troisième dose, alors j’ai tout de suite répondu à l’invitation», lance-t-elle.

Mais la file d’attente, dans la rue, était principalement composée de personnes se rendant au rez-de-chaussée, où sont pratiqués des tests donnant lieu à des certificats. Certains sont réfractaires au vaccin, mais pas tous. «Je dois faire un test car j’ai un vaccin russe, non reconnu ici, et pas encore de possibilité d’en recevoir un autre», indique une femme. Une autre déplore «les règles des politiques», car son vaccin réalisé en Afrique du Sud est le même que ceux délivrés en Europe, mais «il ne donne pas droit au même QR code».

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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