Stéphane Bern – «Je n'ai pas connu de jour sans prendre une gifle»
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Stéphane Bern«Je n'ai pas connu de jour sans prendre une gifle»

Dans l'émission «Sept à Huit», l'animateur franco-luxembourgeois s'est livré sur sa relation avec sa mère, à la fois stricte et très aimante.

L'animateur préfère d'habitude évoquer les familles des autres - de préférence couronnées - que la sienne. Mais il s'est confié pour une fois au magazine «Sept à Huit» sur sa relation avec sa mère, Melita Schlanger, née d'un père d'origine polonaise, exilé en Suisse puis au Luxembourg, et d'une mère suisse, tous de nationalité luxembourgeoise. «Ma mère était traductrice-interprète, elle parlait parfaitement l'anglais, l'allemand, le russe, l'italien», a raconté Stéphane Bern. «Vous imaginez quand je répétais mes leçons d'anglais ou d'allemand, j'en prenais plein la figure» mais «je n'ai pas été un enfant martyr», a-t-il expliqué.

«J'ai été battu quand c'était nécessaire, parce qu'à l'époque, les châtiments corporels existaient», poursuit-il. «Je n'ai pas connu de jour sans prendre une gifle, ça je le reconnais». Avant de sourire: «J'ai adoré ma mère pour autant (...) Je ne lui en ai jamais voulu parce qu'elle m'a donné beaucoup d'amour et de tendresse aussi».

Avec émotion, il explique qu'alors qu'elle a disparu en 1992, «elle est là tous les jours avec moi». Les larmes aux yeux, il ajoute: «Les morts vivent avec moi, ils sont en permanence en moi, je vis avec mon Panthéon (...) ils vous donnent une force que vous n'imaginez pas!». L'animateur a toujours voulu protéger cette mère qu'il aimait tant: «Je n'ai jamais voulu la choquer, j'ai fait en sorte qu'elle ne soit pas trop confrontée à des choses de ma vie, des choses personnelles», faisant allusion à son homosexualité. «Mais elle savait! Les mères savent toujours».

(mc/L'essentiel)

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