«Je ne fais pas du R'nB, mais bien de la pop urbaine»

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«Je ne fais pas du R'nB, mais bien de la pop urbaine»

MONDORF-LES-BAINS - Tête d'affiche de ce festival
Saveurs culturelles du monde, Zaho lève le voile
sur son éthique de travail.

Zaho prouve sur son album «Dima» qu'elle a plus d'une corde à son arc. (dr)

Zaho prouve sur son album «Dima» qu'elle a plus d'une corde à son arc. (dr)

L'essentiel: On retrouve plein d'influences différentes sur votre album (NDLR: «Dima»). Avec quelle musique avez-vous grandi?

Zaho: Il y a eu Francis Cabrel, Tracy Chapman. Plus tard, sont venus des trucs plus R'nB ou hip-hop comme Missy Elliott, Aaliyah...

D'ailleurs, comme cette dernière, vous avez tendance à suggérer l'émotion, contrairement aux autres divas R'nB qui ont tendance à surjouer...

D'abord, je ne fais pas du R'nB, mais bien de la pop urbaine. Maintenant, pour ce qui est de surjouer ou pas, tout est faisable tant que l'émotion passe. On a beau faire des vocalises de malade, si l'émotion ne passe pas, tout ça devient de la décoration.

Pop urbaine? Qu'est-ce que c'est?

La pop urbaine inclut le R'nB, mais pas seulement. On y retrouve des touches plus proches du hip-hop, d'autres plus proches de la chanson française ou de la pop, tout simplement.

Cette touche pop a-t-elle été dictée par la maison de disques?

Non, du tout! Je suis entourée de gens qui me laissent faire ce que je veux musicalement. Le côté pop, je l'assume complètement. Je trouve ça d'ailleurs hypocrite que la plupart des artistes disent qu'ils ne sont pas dans une démarche pop, donc commerciale. Du moment qu'on cherche à vendre sa musique à un maximum de gens, on est un artiste commercial.

Recueilli par Kalonji Tshinza

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