Au Luxembourg – «Je reçois un prix pour quelque chose de normal»

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Au Luxembourg«Je reçois un prix pour quelque chose de normal»

LUXEMBOURG - Paul Galles, de la Young Caritas, est le lauréat luxembourgeois du prix du citoyen européen de l’année 2016. Il s'est notamment engagé pour les réfugiés.

Paul Galles a reçu lundi son prix des mains de l’eurodéputée Viviane Reding (à gauche) et de Marie-Josée Jacobs, présidente de Caritas.

Paul Galles a reçu lundi son prix des mains de l’eurodéputée Viviane Reding (à gauche) et de Marie-Josée Jacobs, présidente de Caritas.

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L’essentiel: Que vous inspire ce prix?

Paul Galles (coordinateur de bénévolat solidaire à Young Caritas): C’est un très grand honneur. Mais j’y ai réfléchi et, en fait, je reçois un prix pour quelque chose de normal. Pour m’être engagé en faveur des réfugiés et des personnes en détresse. Ce prix peut aussi être un signal pour nous rappeler nos valeurs.

Vous avez beaucoup travaillé, avec les jeunes de Young Caritas, auprès des demandeurs d’asile. De quelle manière?

Nous avons par exemple organisé des randonnées, pour découvrir le pays et permettre aux Luxembourgeois de rencontrer les réfugiés. Certains sont allés dans les lycées raconter leur histoire aux élèves. Cela a été une expérience très forte. Les projets d’intégration, de vivre ensemble, c’est aussi la mission de Caritas.

Qu’avez-vous retiré de ces activités?

Nous avons entendu beaucoup d’histoires très touchantes. Ce sont des victimes de la guerre, de la persécution, de la famine mais elles ne veulent pas rester dans ce rôle de victimes. Il faut leur laisser la possibilité de se développer...

De quelle manière?

Le vivre-ensemble au Luxembourg n’est pas défini que par les résidents, mais aussi par ceux qui viennent. Il faut leur donner un rôle actif.

Cela se passe ainsi au Luxembourg?

Nous faisons de notre mieux pour les écouter, chez Caritas et les autres associations. Mais quand ils arrivent en nombre, l’administration a parfois du mal à suivre et le risque existe qu’on les traite comme des numéros. Mais ils nous apportent une richesse culturelle et humaine.

(Recueilli par Jérôme Wiss/L'essentiel)

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