Lata Gouveia – «Je veux percer en Allemagne et au Portugal»
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Lata Gouveia«Je veux percer en Allemagne et au Portugal»

Le chanteur-guitariste blues-rock portugais Lata Gouveia est de retour avec un album plus lumineux, «Stay The Same», dont il nous parle.

Le Luxembourgeois d’adoption a hâte de rejouer.

Le Luxembourgeois d’adoption a hâte de rejouer.

LUGDIVINE UNFER

L’essentiel: Votre nouvel album est sorti vendredi. Comment vous sentez-vous?

Lata Gouveia: Je me sens soulagé de pouvoir le partager. La sortie est reportée à deux reprises, il devait sortir en août 2020 et septembre 2021.

Quand «Stay the Same» a-t-il été conçu?

J’ai été papa en février 2019 , et j’ai écrit l’album dans les trois ou quatre mois qui ont suivi. Nous avons fait des sessions dans le studio de Charles Stoltz, en juillet 2019, puis on a fini les morceaux en 2020. Nous avions prévu au départ de fêter les dix ans du groupe en 2020, mais nous avions annulé car nous ne voulions pas jouer devant un public assis.

Le disque semble plus lumineux.

C’est vrai que l’atmosphère est plus joyeuse, malgré quelques exceptions. Sur la seconde partie du disque, il y a une ballade blues-rock et un morceau avec une touche world music, dans l’esprit de ce qu’avaient fait John Page et Robert Plant avec un orchestre marocain.

Depuis «Radio Night» en 2014, vous avez été occupé sur d’autres projets.

Oui, entre les deux albums, il y a eu «Healed & Gone» en 2018, ainsi qu’une compilation de singles, «Radio Cuts: 2007-2015», élaborée avec un producteur américain au nom luxembourgeois, Chris Theis.

Avez-vous travaillé avec les mêmes musiciens?

Oui, le groupe est né en 2011, il est composé de Jeff Herr à la batterie, de Paul Porcelli à la guitare et de Daniela Kruger à la basse. Ce sont de très bons musiciens, tous très occupés. Nous n’avons pas toujours le temps de nous poser ensemble pour échanger des idées.

Quel est votre processus de composition?

En général, j’apporte des idées préparées. À mes débuts, dans les années 1990, quand je chantais dans des groupes à Londres, je ne composais pas à la guitare. Puis je m’y suis mis, et pris confiance. À la base, il y a les idées harmoniques, puis les mélodies, et le texte vient en fonction de la vibe du morceau.

Pourquoi le choix du label allemand Timezone Records?

C’est la première fois que je travaille avec un label en Europe, avant j’étais en autoproduction. Avec mon style américain, j’essaye de pénétrer le marché allemand. Un single y était sorti l’été dernier. Et le disque sort au Luxembourg, en Allemagne, au Benelux et je vais essayer de percer au Portugal.

Vous deviez présenter l’album sur scène.

Oui, on rêvait de concerts spéciaux, de coupler ça avec un rassemblement de motards à Faro. Nous sommes souvent bien reçus par la communauté de motards. Il y a eu beaucoup d’annulations, mais on va essayer de monter une petite tournée au printemps et en été au Portugal, aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne.

Lata Gouveia, «Stay The Same», disponible (Timezone Records).

(Recueilli par Cédric Botzung/L'essentiel)

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