Gouvernement Trump – Jeff Sessions a caché ses contacts avec Moscou

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Gouvernement TrumpJeff Sessions a caché ses contacts avec Moscou

Selon des révélations du «Washington Post», le ministre de la Justice se serait entretenu à deux reprises avec l'ambassadeur russe à Washington pendant la campagne.

Plusieurs élus appellent à la démission du ministre de la Justice Jeff Sessions, après des révélations du Washington Post selon lesquelles il aurait été en contact avec l'ambassadeur russe aux États-Unis pendant la campagne.

Plusieurs élus appellent à la démission du ministre de la Justice Jeff Sessions, après des révélations du Washington Post selon lesquelles il aurait été en contact avec l'ambassadeur russe aux États-Unis pendant la campagne.

AFP/Zach Gibson

Le sénateur Jeff Sessions, actuel ministre de la Justice, s'est entretenu à deux reprises avec l'ambassadeur russe à Washington pendant la campagne présidentielle, selon le Washington Post. Il a en outre passé sous silence ces rencontres lors de son audition au Sénat. Jeff Sessions et l'ambassadeur russe Sergueï Kislyak se sont notamment parlés en privé le 8 septembre, dans le bureau du sénateur, révèle le journal mercredi. Et ce au sommet de la campagne présumée de cyberattaques russes dénoncée par les services de renseignements américains.

Ces révélations pourraient relancer les appels à la création d'un comité spécial pour enquêter sur le rôle de la Russie dans l'élection présidentielle du 8 novembre. Une commission parlementaire est pour le moment chargée d'examiner les liens présumés entre la Russie et la campagne Trump. Le conseiller présidentiel à la sécurité nationale, Michael Flynn, a été contraint de quitter l'équipe de Donald Trump, seulement trois semaines après son entrée en fonction. Et ce, en raison de révélations sur une conversation qu'il a eue avec le même ambassadeur, avant l'investiture de l'homme d'affaires, sur une éventuelle levée des sanctions contre Moscou.

Influent conseiller

En tant qu'«Attorney general», Jeff Sessions supervise le département de la Justice et le Federal Bureau of Investigation (FBI), à la pointe des enquêtes sur les cyberattaques russes présumées et d'éventuels liens entre le Kremlin et les équipes Trump. Au moment de ses rencontres avec Sergueï Kislyak, en juin et en septembre, Jeff Sessions était membre de la commission des services armés du Sénat. Il comptait parmi les plus influents conseillers de Trump en matière de politique étrangère, selon le journal.

Lors de son audition au comité judiciaire du Sénat, Sessions s'est vu demander par le sénateur démocrate Al Franken ce qu'il ferait s'il apprenait que quiconque affilié à la campagne Trump avait communiqué avec le gouvernement russe avant l'élection présidentielle. «Je ne suis au courant d'aucune de ces activités», avait répondu le sénateur à l'époque, selon le Post, avant d'ajouter: «J'ai été appelé en remplaçant une fois ou deux dans cette campagne et je n'ai pas eu de communications avec les Russes».

«Rien de trompeur»

Sa porte-parole, Sarah Isgur Flores, a expliqué au Post que le ministre de la Justice ne considérait pas comme pertinentes ses conversations avec Kislyak au regard des questions du Sénat. Jeff Sessions ne se rappelle plus le détail des entretiens, a-t-elle ajouté. «Il n'y avait absolument rien de trompeur dans sa réponse», estime-t-elle dans les pages du Post.

«Il a été interrogé pendant l'audition sur des communications entre la Russie et la campagne Trump, pas sur des réunions organisées en tant que sénateur et membre de la commission des services armés du Sénat», poursuit-elle. Le Sénat américain a confirmé le 9 février le sénateur républicain à la tête du département de la Justice.

(L'essentiel/AFP)

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