France – Joséphine Baker est entrée au Panthéon

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FranceJoséphine Baker est entrée au Panthéon

Joséphine Baker est entrée au Panthéon, mardi, en fin d'après-midi, lorsque son cénotaphe est passé par les portes du monument où sont célébrées de grandes figures françaises.

Le cénotaphe a été rempli de quatre terres issues d'endroits chers à Joséphine Baker.

Le cénotaphe a été rempli de quatre terres issues d'endroits chers à Joséphine Baker.

AFP/Thomas Coex

Joséphine Baker est entrée mardi au Panthéon, première femme noire à rejoindre les grandes figures françaises, un hommage à sa vie «incroyable» d’artiste de music-hall, résistante et militante antiraciste. Son cénotaphe, porté par des militaires de l’armée de l’air, dont elle était devenue sous-lieutenant, est entré dans le Panthéon vers 18h30. Le cercueil, qui ne contient pas sa dépouille, restée dans le caveau familial, a d’abord remonté la rue Soufflot, sur un immense tapis rouge, devant 8 000 spectateurs selon l’Élysée.

Après la diffusion de sa plus célèbre chanson: «J’ai deux amours, mon pays et Paris», un montage vidéo illustrant la vie de la chanteuse, de la scène parisienne à son discours aux côtés de Martin Luther King, a été projeté sur la façade du Panthéon. Le cénotaphe est ensuite entré dans la nécropole laïque, quarante-six ans après la mort de l’artiste en 1975, au son d’une œuvre de Pascal Dusapin.

«Son Panthéon était: amour, compréhension et tolérance»

Dans la nef ornée de portraits géants de Joséphine Baker, environ un millier d’invités étaient venus lui rendre hommage. Étaient également présents neuf de ses douze enfants, émus et heureux de cette reconnaissance. Son fils Brian Bouillon Baker a dit voir dans cette panthéonisation un «signe d’espoir et un message pour les jeunes générations».

«J’aimerais qu’on puisse découvrir que ma mère n’était pas seulement une artiste, mais aussi une femme engagée qui allait jusqu’au bout de ses idées. J’espère que ses messages de tolérance et d’ouverture aux autres seront entendus par les Français», a renchéri Marianne Zinzer, l’une de ses filles. «Son Panthéon était: amour, compréhension et tolérance».

(L'essentiel/AFP)

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