Juncker pointe du doigt les Etats-Unis

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Juncker pointe du doigt les États-Unis

Le Premier ministre luxembourgeois, dont le pays a été mis en cause dans l'offensive contre les paradis fiscaux avant le G20, a demandé mardi qu'on s'en prenne aussi aux Américains.

"Si liste il doit y avoir, l'Amérique doit trouver sa bonne place", a déclaré Jean-Claude Juncker. (afp)

"Si liste il doit y avoir, l'Amérique doit trouver sa bonne place", a déclaré Jean-Claude Juncker. (afp)

Les États-Unis ne sont pas blancs comme neige, au sujet du secret bancaire. C'est la dernière ligne de défense du Grand-Duché. "Je voudrais que des courageux en Europe, ceux qui ont beaucoup insisté pour que les trois pays membres de l'UE pratiquant le secret bancaire (la Belgique, le Luxembourg et l'Autriche, ndlr) l'abandonnent, fassent preuve du même courage à l'égard des États-Unis", a lancé Jean-Claude Juncker, lors d'une audition devant la commission des Affaires économiques du Parlement européen.

"Le G20 est une entreprise sans crédibilité aucune si sur la liste dite ‘noire’ (des paradis fiscaux), il n'y a pas le Deleware, il n'y a pas le Wyoming, il n'y a pas le Nevada, plus des îles plus éloignées des États-Unis que les États que je viens de citer. Si liste il doit y avoir, l'Amérique doit trouver sa bonne place", a-t-il ajouté. Jean-Claude Juncker est également président de l'Eurogroupe, le forum des ministres des Finances de la zone Euro.

"Je n'entends aucun Premier ministre à part moi (...) évoquer ce problème", a-t-il accusé, en demandant que le chef du gouvernement britannique Gordon Brown, hôte du sommet du G20 de Londres, "dise (au président américain Barack) Obama de mettre un terme aux paradis fiscaux qui se trouvent sur le territoire américain".

lessentiel.lu avec AFP

Plusieurs bastions du secret bancaire en Europe, l'Autriche, le Luxembourg et la Belgique dans l'UE, mais aussi le Liechtenstein ou la Suisse, ont annoncé récemment des mesures visant à assouplir leur secret bancaire, sous la menace d'être inscrits sur une "liste noire" des juridictions non coopératives, établie à l'occasion du sommet du G20 jeudi.

Ce sommet doit se pencher sur la question des paradis fiscaux et sur les moyens de renforcer la transparence du système financier international.

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