Comme prévu – Juncker reste bien à la tête de l'Eurogroupe

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Comme prévuJuncker reste bien à la tête de l'Eurogroupe

Le Premier ministre luxembourgeois a été reconduit à la tête de l'Eurogroupe pour un mandat théorique de deux ans et demi, mais il a expliqué qu'il partirait «bien avant ce terme».

Juncker reste à la tête de l'Eurogroupe et Yves Mersch sera proposé au directoire de la BCE.

Juncker reste à la tête de l'Eurogroupe et Yves Mersch sera proposé au directoire de la BCE.

Editpress

Les ministres des Finances des 17 ont pris une décision très attendue (et qui a pris du temps) en décidant de renommer Jean-Claude Juncker pour un nouveau mandat théorique de deux ans et demi à la tête de l'Eurogroupe. Mais l'intéressé a lui-même précisé qu'il partirait «bien avant ce terme», au plus tard «au début de l'an prochain». La question de sa succession ne trouvait pas de solution depuis plusieurs mois. Wolfgang Schäuble était officiellement candidat à ce poste stratégique, mais la France y était hostile et poussait pour une prolongation du mandat de Jean-Claude Juncker. L'affaire n'est pas réglée pour autant.

Interrogé sur une hypothèse qui a circulé dans la presse, selon laquelle la présidence de l'Eurogroupe, après M. Juncker, serait confiée d'abord à Wolfgang Schäuble puis à Pierre Moscovici, ce dernier a assuré ne pas être «demandeur». M. Schäuble, à qui on demandait s'il était toujours intéressé par le poste, s'est borné à renvoyer la balle aux chefs d’État et de gouvernement. Les ministres des Finances ont aussi proposé de nommer un autre Luxembourgeois, Yves Mersch, au sein du directoire de la Banque centrale européenne (BCE). Ce choix doit être entériné formellement mardi par les ministres des Finances de l'ensemble des vingt-sept pays de l'Union européenne. Ils ont également désigné l'Allemand Klaus Regling, patron actuel du fonds de secours temporaire de la zone euro, pour prendre la tête du futur fonds permanent, le MES.

L'Eurogroupe parvient aussi à un accord sur l'Espagne

«Nous sommes parvenus à un accord politique sur un projet de mémorandum» concernant l'aide aux banques espagnoles, a annoncé M. Juncker à l'issue de neuf heures de réunion à Bruxelles. Le but est de «formaliser l'accord dans la seconde partie du mois, ce qui permettra un versement de 30 milliards d'euros d'ici la fin du mois», a-t-il ajouté. Une nouvelle réunion de l'Eurogroupe aura lieu, à cette fin, le 20 juillet.

La maturité des prêts à l'Espagne pourra aller «jusqu'à 15 ans», mais sera en moyenne de «12 ans et demi», a précisé le président de l'Eurogroupe. La zone euro a mis sur la table une enveloppe pouvant atteindre 100 milliards d'euros pour les banques espagnoles, mais le montant final dépendra des besoins effectifs calculés établissement par établissement. L'aide se fera sous conditions, à la fois sur le secteur financier dans son ensemble et pour chaque banque. Parmi ces conditions, «une régulation forte concernant la limitation des salaires des dirigeants» des banques, a précisé le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

D'autre part, la zone euro est d'accord pour que l'Espagne soit autorisée à ne ramener son déficit public à 3% du PIB qu'en 2014 au lieu de 2013, en raison des difficultés économiques du pays. Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn a précisé qu'en échange, Madrid devrait présenter d'ici la fin du mois un plan d'ajustement pour 2013 et 2014. L'objectif est désormais de parvenir à un déficit public de 6,3% cette année, 4,5% en 2013 et 2,8% en 2014, a-t-il détaillé.

(L'essentiel Online/AFP)

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