Présidence de l'Eurogroupe – Juncker roule pour Monti

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Présidence de l'EurogroupeJuncker roule pour Monti

Le chef du gouvernement italien Mario Monti serait «un excellent président de l'Eurogroupe», a estimé l'actuel titulaire du poste, Jean-Claude Juncker.

Monti est «une personnalité européenne de premier plan, c'est un bon ami et j'admire ce qu'il fait pour son pays et ce qu'il a fait au niveau européen» a confié Juncker. (AFP)

Monti est «une personnalité européenne de premier plan, c'est un bon ami et j'admire ce qu'il fait pour son pays et ce qu'il a fait au niveau européen» a confié Juncker. (AFP)

Mario Monti est «une personnalité européenne de premier plan, c'est un bon ami et j'admire ce qu'il fait pour son pays et ce qu'il a fait au niveau européen, la décision lui appartient», a déclaré M. Juncker, cité par l'agence Ansa, alors qu'il recevait une récompense universitaire à Bologne. Il a souligné que «faire le Premier ministre est un travail difficile», en répétant: «C'est lui qui doit décider». «S'il décidait de le faire, il aurait naturellement mon soutien», a ajouté M. Juncker.

Interrogé sur un éventuel prolongement d'un an de son mandat à la tête de l'Eurogroupe, il a répondu: «J'ai déjà dit que le temps est venu de changer le dirigeant de l'Eurogroupe». «Je n'ai pas le temps nécessaire pour mener à bien parfaitement deux fonctions comme celui de Premier ministre du Luxembourg et de président de l'Eurogroupe. Mais nous verrons ce qui se passera dans les prochaines semaines», a-t-il dit.

«Monti pourrait hésiter à cumuler autant de responsabilités»

Selon des informations du journal français Le Monde, le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, aurait proposé à M. Monti de prendre la tête de l'Eurogroupe, forum qui rassemble les ministres des Finances de la zone euro. M. Juncker a prévu de céder son poste fin juin après trois mandats à la tête de l'Eurogroupe. M. Monti a succédé à la mi-novembre à Silvio Berlusconi, au plus fort de la crise de la dette, quand toute l'Europe redoutait une faillite de la troisième économie de la zone euro.

Très apprécié de ses collègues, ce professeur d'économie et ancien commissaire européen à la Concurrence a redonné confiance aux marchés en faisant adopter un plan de rigueur sévère. Il a aussi lancé un vaste programme de libéralisation de l'économie et négocie une réforme du travail avec les partenaires sociaux. Selon Le Monde, «M. Monti pourrait hésiter à cumuler autant de responsabilités» - président du Conseil et ministre de l'Économie en Italie ainsi que chef de l'Eurogroupe - alors que son mandat, très court, s'achèvera avec les législatives du printemps 2013.

(L'essentiel Online/AFP)

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