Plan d'austérité en Grèce – Juncker se dit «heureux et soulagé»

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Plan d'austérité en GrèceJuncker se dit «heureux et soulagé»

Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro s’est réjoui du vote au Parlement grec d'un plan d’austérité.

«La voie pour le versement de la cinquième tranche des prêts bilatéraux des pays membres de la zone euro et du FMI est dès à présent dégagée», a-t-il annoncé dans un communiqué, où il se dit «heureux et soulagé».

Le projet a reçu au total 155 voix sur les 300 que compte le Parlement, selon un décompte des voix réalisé par les journalistes de l'AFP. Les députés ont voté un par un à l'appel de leur nom par circonscription. Un député socialiste a voté contre le plan, mais une collègue conservatrice de droite a, elle, bravé la consigne de son parti et soutenu le plan. Le député socialiste dissident, Panayotis Kouroublis, avait déclaré peu avant le vote qu'il ne «pouvait pas accepter le chantage» posé par la zone euro entre la faillite du pays et l'adoption du plan jugé «injuste».

Son collègue socialiste, Alexandre Athanassiadis, qui avait lui indiqué auparavant publiquement qu'il voterait contre le projet, s'est ravisé, affirmant avoir été «convaincu» par le discours du Premier ministre, George Papandreou, en tribune. Il est député du département de Kozani (nord-ouest), où se trouve une importante unité de l'entreprise publique d'électricité, la DEI. Quatre députés dissidents du parti conservateur ont voté blanc.

Le projet, contesté par la rue, est jugé obligatoire par les partenaires de l'Europe pour la poursuite de leur soutien financier, afin d'éviter un défaut de paiement de la Grèce et de mettre en danger la zone euro.

(L'essentiel Online/AFP)

Un plan adopté dans la colère

Mercredi, depuis le matin, la police a tiré des gaz lacrymogènes devant le Parlement grec pour dégager des manifestants pourtant moins nombreux que lors de manifestations précédentes, mais beaucoup plus déterminés. Des manifestants étaient arrivés très tôt mercredi, pour tenter d'empêcher au moins symboliquement le vote du projet, en entourant le Parlement.

Dès 5h GMT, la police a procédé à des premiers tirs de gaz lacrymogènes sur des petits rassemblements qui tentaient de bloquer les grands axes autour d'Athènes. La grève générale de 48 heures, démarrée mardi, perturbait par ailleurs pour la deuxième journée les transports aériens, immobilisant aussi aux ports les ferries pour les îles. Les banques et les pharmacies sont fermées, le secteur public paralysé.

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