Espagne: Jusqu’à 43 degrés attendus en Andalousie

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EspagneJusqu’à 43 degrés attendus en Andalousie

Une nouvelle vague de chaleur – la quatrième depuis août dernier – «anormale» fait suffoquer le pays.

En août dernier, l’Espagne avait déjà souffert d’une extrême chaleur.

En août dernier, l’Espagne avait déjà souffert d’une extrême chaleur.

AFP

Points d’eau pris d’assaut, villes tournant au ralenti: une vague de chaleur asphyxiait lundi l’Espagne. Un épisode «anormal» à cette époque de l’année, signe du «réchauffement climatique», selon un expert de l’Agence météorologique espagnole (Aemet). Cet épisode caniculaire, qui survient après le mois de mai le plus chaud depuis au moins 100 ans en Espagne, va se traduire par «des températures extrêmes» et «pourrait durer jusqu’à la fin de la semaine», explique Ruben del Campo, porte-parole de l’Aemet.

Selon lui, les températures dépasseront les «40 degrés» Celsius en journée dans de nombreuses villes espagnoles et resteront élevées la nuit, «au-delà des 20 ou 22 degrés». Le météorologue avertit que le phénomène, «pas circonscrit à la péninsule ibérique», arrivera dans d’autres pays européens, comme en France ces prochains jours. «Cette chaleur extrême, à ce moment du printemps, n’est pas normale» et est due au «réchauffement climatique», analyse Ruben del Campo.

Des étés toujours plus longs

Sur les 10 derniers mois, l’Espagne a traversé quatre épisodes de températures extrêmes: une canicule en août durant laquelle des records ont été battus (47,4 degrés à Montoro, dans le sud du pays), des températures «exceptionnellement hautes» entre Noël et le jour de l’an, la vague de chaleur de mai, et désormais celle-ci. Le mercure pourrait grimper jusqu’à 43 degrés en Andalousie (sud), notamment à Cordoba ou Séville, selon l’Aemet.

Depuis l’ère préindustrielle, les températures ont en moyenne augmenté de 1,7 degré en Espagne (2 degrés en Europe), rappelle Ruben del Campo, qui précise que les valeurs sont non seulement plus extrêmes, mais également les épisodes de chaleur plus fréquents. Et si l’Espagne a traditionnellement des étés brûlants, concède-t-il, «ils sont un peu plus chauds chaque année et de plus en plus longs: un été dure un mois de plus que dans les années 1980», ce qui entraîne la mort de près de 1800 personnes par an.

Outre les conséquences sanitaires, l’analyste met en garde sur les effets environnementaux, avec un risque accru de sécheresse et de difficultés d’approvisionnement en eau et une multiplication des incendies. Il évoque notamment la zone de la Sierra Bermeja, dans la province andalouse de Málaga, où un incendie a ravagé 3500 hectares la semaine passée.

(AFP)

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