Au Luxembourg: «Juste au Kirchberg, nous avons ramassé 20 tonnes de feuilles mortes»

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Au Luxembourg«Juste au Kirchberg, nous avons ramassé 20 tonnes de feuilles mortes»

LUXEMBOURG – Si elles font râler les cyclistes, le ramassage des feuilles mortes à Luxembourg est une mission presque impossible.

par
Nicolas Martin
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19.11 L'automne, ses petits matins frais, ses couleurs chatoyantes... et ses feuilles d'arbres au sol qui font râler les cyclistes.

19.11 L'automne, ses petits matins frais, ses couleurs chatoyantes... et ses feuilles d'arbres au sol qui font râler les cyclistes.

Vincent Lescaut/L'essentiel
Dans la capitale, ces cyclistes n'hésitent d'ailleurs pas à poster en ligne des photos de portions de pistes cyclables transformées en patinoire par un tapis de saison.

Dans la capitale, ces cyclistes n'hésitent d'ailleurs pas à poster en ligne des photos de portions de pistes cyclables transformées en patinoire par un tapis de saison.

Vincent Lescaut/L'essentiel

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L'automne, ses petits matins frais, ses couleurs chatoyantes... et ses feuilles d'arbres au sol qui font râler les cyclistes. Dans la capitale, ces derniers n'hésitent pas à poster en ligne des photos de portions de pistes cyclables transformées en patinoire par un tapis de saison. «Si vous freinez, vous tombez. Si vous ne le faites pas, vous tombez», écrit l'un d'eux, invitant la Ville à «les entretenir».

«Tout au long de l’automne, des équipes (...) effectuent le nettoyage des infrastructures cyclables, chemins piétons et trottoirs du lundi au vendredi pour garantir leur accessibilité et la sécurité des usagers», se défend la Ville de Luxembourg. «Mais les zones d’intervention sont nombreuses et certains endroits peuvent ponctuellement se recouvrir de feuilles mortes entre deux passages des équipes».

Au Kirchberg, ce sont les équipes du Fonds Kirchberg et des Ponts et Chaussées qui oeuvrent sur plus de 100 km de voirie. Et mercredi, elles ne chômaient pas le long de l'avenue Kennedy. Balayeuse, machine à aspirer les feuilles, personnel muni de souffleurs, la grosse artillerie était de sortie.

Un concept écologique

«Nous avons au Kirchberg près de 5 500 arbres, en ne comptant que ceux qui sont enregistrés le long des axes. Les feuilles tombent tous les jours et on n’arrive pas à nettoyer tout de suite. Il faut 3 semaines pour faire le circuit complet», précise Andreas Theis, pépiniériste et paysagiste du Fonds Kirchberg. Parmi la brigade de huit ouvriers du Fonds et d'une quinzaine d'employés des Ponts et chaussées, une équipe de cinq ou six ramasse les feuilles. «Il faut parfois demander des interdictions de stationnement», précise Andreas Theis, conscient que la tâche est presque infinie. Don Quichotte contre des moulins, en somme.

«C'est la nature et cette année les feuilles tombent lentement car il n'y a pas eu de gel. Notamment sur les chênes ou les platanes», poursuit le paysagiste. Pourtant, depuis début octobre les équipes ont déjà ramassé plus de 20 tonnes de feuilles, rien qu'au Kirchberg et jusqu'à 35 mètres cubes en une seule journée sur le boulevard Adenauer qui a 500 platanes. «Les gens doivent être compréhensifs. On essaie de faire les pistes cyclables en priorité mais ce n'est pas toujours facile. Il faut aussi éviter que les bouches d'égout soient bouchées», dit-il. «On continue le travail, les équipes sont tout le temps dehors, insiste Martine Hemmer, porte-parole du Fonds Kirchberg.

Et ce dernier continue à planter des arbres comme compensation des constructions et car «il y a cette volonté. Le plan du projet du quartier Krounebierg prévoit qu'on voit un arbre par chaque fenêtre», note Martine Hemmer. «Le concept pour le Kirchberg est écologique. On a des plantes très rares même dans les plates-bandes grâce au fauchage tardif. Et les feuilles sont de l'engrais pour le printemps suivant. Si on ramasse tout, il faudra mettre de l'engrais. Il faut un peu laisser s'installer la nature. Trouver le bon équilibre entre propre et bon pour la nature est très difficile», conclut Andreas Theis.

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