Justice en France – Kendji Girac a triché pour obtenir son permis

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Justice en FranceKendji Girac a triché pour obtenir son permis

Le chanteur Kendji Girac a bénéficié d'une affaire frauduleuse qui lui a permis de décrocher son code de la route, contre de l'argent. Il a été entendu lundi par la justice.

Le chanteur français de 20 ans a avoué les faits.

Le chanteur français de 20 ans a avoué les faits.

AFP/Valery Hache

Le chanteur révélé par «The Voice 3» est en mauvaise posture: il est impliqué dans une arnaque au permis de conduire. En effet, parmi plus de 300 autres personnes, Kendji Girac fait partie d'une liste de clients ayant profité d'une vaste escroquerie lui permettant d'obtenir son code de la route en trichant lors de l'examen écrit révèle Le Parisien.

Une famille, à la tête de quatre auto-écoles du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne, est soupçonnée dans cette affaire. En échange d'une somme allant de 2 000 à 2 500 euros, soit cinq à six fois le prix de l'examen, les candidats au permis de conduire recevaient un boîtier qui vibrait pour signaler la bonne réponse à cocher durant l'examen. Le tout grâce à un complice qui écoutait les questions via un téléphone portable.

Décision dans un mois

Entendu lundi par le juge du tribunal de Créteil, le chanteur de 20 ans a avoué les faits en se justifiant comme il a pu: «J'étais en pleine tournée. Quand j'ai su ça, ça m'arrangeait. Je suis allé à l'auto-école avec mon chauffeur. J'ai payé 1 500 euros. La conduite c'était réglo: je sais conduire depuis longtemps».

La tricherie s'organisait en famille dans les établissements de conduite gérés par un ancien instructeur d'auto-école et sa femme, leur fille et son mari, un inspecteur du permis de conduire. Ils s'appuyaient, selon l'enquête, sur la complicité d'un cinquième prévenu actuellement au Maroc.

La procureur a requis deux ans d'emprisonnement pour le père, sa femme et sa fille, ainsi qu'un an contre le gendre, tous poursuivis pour «escroquerie en bande organisée» et «abus de biens sociaux». Et réclamé deux ans assortis d'un mandat d'arrêt contre le prévenu absent. La fraude aurait rapporté environ 740 000 euros entre 2013 et 2016 à ses auteurs, selon les estimations des enquêteurs. Le parquet a également requis un an d'emprisonnement contre un Pakistanais, qui a agi comme rabatteur auprès d'un candidat. Le tribunal rendra son jugement le 27 mars 2017.

(L'essentiel/lja/AFP)

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