Au Luxembourg – Knauf Insulation défend son projet d’usine au Sud
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Au LuxembourgKnauf Insulation défend son projet d’usine au Sud

LUXEMBOURG - Des élus de Differdange et Sanem rejettent le projet d'usine de Knauf Insulation sur leurs territoires. Le fabricant de laine de roche leur répond.

Le groupe Knauf emploie 26 500 personnes, dans plus de 220 usines et plus de 70 pays. Mais son implantation au Luxembourg ne fait pas l'unanimité.

Le groupe Knauf emploie 26 500 personnes, dans plus de 220 usines et plus de 70 pays. Mais son implantation au Luxembourg ne fait pas l'unanimité.

DR/Knauf

Malgré les réticences d’élus locaux, Knauf Insulation assure que «le Luxembourg est notre emplacement préféré» pour installer une usine de production de laine de roche, plutôt que du côté français de la frontière. Un projet de 100 millions d’euros avec la création de 120 emplois. Et l’industriel de répondre sur les incidences environnementales dénoncées par les communes de Sanem et Differdange, opposées à cette arrivée sur la zone Gadderscheier.

Sur le processus de production, la laine minérale de roche est constituée à 98% à partir de laitier ou de roches volcaniques, «généralement du basalte ou de la dolomie, dont une proportion croissante est constituée de matériaux recyclés sous forme de briquettes». Des roches fondues à 1 500°C dans un four à coke.

Objectif «zéro déchet»

Concernant les rejets, l’objectif est de «zéro déchet» à destination des sites d’enfouissement. «Nous avons calculé une quantité maximale de 4 000 tonnes de résidus de production par an (soit un camion par jour), mais c’est vraiment le pire des scénarios», détaille Siân Hughes, directeur des affaires extérieures.

Les rejets d’oxyde de soufre comme d’ammoniac sont estimés en dessous de la limite de la quantité standard d’émission. «Nos usines de fabrication en Europe suivent et, en général, dépassent les recommandations formulées dans l’UE pour les meilleures technologies disponibles ainsi que les limites fixées par les permis», résume Siân Hughes. Une étude d’impact environnemental a été fournie à l’administration. «Nous attendons leurs conclusions pour entamer la procédure commodo-incommodo».

(Mathieu Vacon/L'essentiel)

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