Entreprise au Luxembourg – KPMG a de plus en plus recours aux technologies

Publié

Entreprise au LuxembourgKPMG a de plus en plus recours aux technologies

LUXEMBOURG - Le cabinet d’audit et de conseil a insisté sur l’utilité croissante des technologies dans le développement de ses métiers, en présentant ses résultats annuels.

Le chiffre d'affaires de KPMG a enregistré une hausse de 8% sur un an.

Le chiffre d'affaires de KPMG a enregistré une hausse de 8% sur un an.

Editpress/François Aussems

KPMG Luxembourg a réalisé un chiffre d’affaires de 215 millions d’euros pour l’exercice 2018, clos au 30 septembre, en hausse de 8% sur un an. Une croissance portée notamment par la place de plus en plus importante prise par les technologies et qui traverse les différents métiers du cabinet d’audit et de conseil. Un point sur lequel les dirigeants ont insisté lors de la présentation des résultats annuels, ce mardi.

«C’est une accélération de la technologie plus qu’une révolution. Ce qui change, c’est la vitesse à laquelle les changements s’opèrent», constate Pascal Denis, chef du service conseil. La capacité à analyser les données et à les enrichir par de l’expertise devient cruciale. Sur la manière d’auditer un fonds d’investissement, par exemple, Emmanuel Dallé, responsable du service audit, observe «qu’il y a 10 ans, on testait des dizaines de transactions sur des milliers. Aujourd’hui, on développe des outils pour calculer sur base journalière. On peut focaliser l’analyse sur une journée si on détecte un problème et on peut donner plus de détails aux clients».

Lutter contre la fraude à la TVA

Dans cette quête où l’intelligence artificielle rencontre le big data, la firme développe ses propres outils ou noue des partenariats avec des acteurs, qu’ils soient de premier plan (IBM, Microsoft, Alibaba) ou des start-up en devenir (governance.com, Kiana…). «C’est le fruit d’une réflexion stratégique plutôt qu’un choix qui nous mettrait en dépendance. Il s’agit d’aider les clients à définir leur approche pour choisir le bon partenariat», souligne Pascal Denis.

KPMG Luxembourg travaille aussi, depuis cette année, à une solution innovante qui doit permettre de lutter contre la fraude à la TVA. En s’appuyant sur la technologie de la blockchain, elle développe une plateforme qui doit permettre de faire valider les transactions par toutes les parties prenantes (vendeur, acheteur, autorités fiscales).

Avec cet outil, qui serait utilisable dans tous les secteurs d’activités, la fraude deviendrait alors impossible. «L’idée est de parler de ce projet avec les autorités locales puis de le porter au niveau européen», révèle Sébastien Labbé, chef du service fiscalité. «On le lance sans savoir si cela va marcher. Mais on investit, dans l’intérêt de tous les citoyens», conclut le managing partner, Philippe Meyer.

(Mathieu Vacon/L'essentiel)

Ton opinion