Entreprise au Luxembourg – KPMG s’adapte à l’arrivée de nouveaux acteurs

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Entreprise au LuxembourgKPMG s’adapte à l’arrivée de nouveaux acteurs

LUXEMBOURG - La firme d’audit et de conseil reste engagée dans la transformation digitale, pour conforter sa croissance.

Philippe Meyer, managing partner de KPMG.

Philippe Meyer, managing partner de KPMG.

Editpress/Didier Sylvestre

«Les revenus de KPMG Luxembourg ont augmenté de 8% sur un an, à 232 millions d’euros», s’est félicité Philippe Meyer, managing partner de la firme d’audit et de conseil, ce mardi, lors d’une conférence de presse. Au cœur de la croissance, quelques mots-clés reviennent en boucle: innovation, digitalisation, transformation.

«Les technologies ont un rôle crucial pour amener les clients vers un plus haut niveau», résume Philippe Meyer. Un leitmotiv qui se vérifie au niveau mondial, le groupe ayant annoncé la semaine passée un investissement de cinq milliards de dollars sur cinq ans, en collaboration avec Microsoft. «On investit dans nos capacités d’analyses des données et dans l’intelligence artificielle», a souligné Frauke Oddone, responsable des marchés. Et de citer l’exemple du développement d’un algorithme de détection des fraudes pour une grande banque privée.

«Un contexte qui n’est pas que luxembourgeois»

Dans ce cas-là, comme de plus en plus souvent, la collaboration avec les clients s’est renforcée. «Elle est devenue "cocréation". C’est travailler ensemble pour construire quelque chose de solide», relève Pascal Denis, responsable du service conseil. Ce dernier constate l’arrivée récente de nouveaux acteurs sur le marché luxembourgeois, que ce soit dans le secteur des fintech, des monnaies virtuelles, des actifs digitaux ou encore le spatial… Le tout avec des impératifs et besoins différents des clients traditionnels.

«Ces sociétés ont besoin d’interlocuteurs qui comprennent les nouvelles technologies, les nouveaux produits, et de business plan qui dépassent les frontières du Luxembourg. Il faut savoir les aider dans un contexte qui n’est pas que luxembourgeois, mais aussi en utilisant les connexions hors du pays», complète Pascal Denis. Si ces dossiers ne sont pas forcément encore rentables, car «pas faciles à servir», ils sont vus comme «des éléments de succès futur».

(Mathieu Vacon/L'essentiel)

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