Accident du MH17 – L'accès au lieu du crash reste au coeur de la bataille

Publié

Accident du MH17L'accès au lieu du crash reste au cœur de la bataille

Les Premiers ministres malaisien et néerlandais se sont mis d'accord mercredi pour maintenir la pression pour accéder au site de l'accident et traduire en justice les responsables de ce drame.

Le Boeing 777 en provenance d'Amsterdam s'est écrasé le 17 juillet dans l'est de l'Ukraine, après avoir été probablement abattu par un missile sol-air tiré depuis une zone en proie à des combats entre loyalistes et séparatistes pro-russes dans cette ex-république soviétique. L'avion avait à son bord 298 personnes, parmi lesquelles 193 Néerlandais et 44 Malaisiens. «La Malaisie s'est engagée à traduire en justice les responsables du (NDLR: crash du) MH17, et nous devons faire tout notre possible pour que justice soit rendue», a déclaré le Premier ministre malaisien, Najib Razak, à des journalistes, à l'issue d'entretiens avec son homologue néerlandais, Mark Rutte.

«Nous sommes d'accord sur le fait que les pays concernés doivent travailler en étroite collaboration», a-t-il ajouté, soulignant que la priorité était de récupérer l'épave de l'avion. Elle se trouve dans une zone de l'est de l'Ukraine, à proximité de laquelle des combats sporadiques se poursuivent entre forces ukrainiennes et séparatistes pro-russes. Les Pays-Bas ont été chargés de l'identification des victimes ainsi que de l'enquête sur les causes du drame. Des enquêteurs néerlandais avaient rassemblé la semaine dernière de nouveaux restes humains sur les lieux de la catastrophe, les circonstances leur ayant permis de s'y rendre pour une «petite mission».

Jusqu'ici, 284 victimes ont été identifiées. La thèse la plus souvent avancée est que l'avion a été abattu par un missile tiré du sol. Selon les États-Unis et l'Ukraine, il s'agit d'un missile sol-air de type Bouk fourni aux rebelles par la Russie, qui a une frontière avec l'Ukraine. À l'inverse, Moscou pointe du doigt les forces ukrainiennes. «Nous avons des informations préliminaires (sur ce qui s'est passé), mais cela doit être corroboré par des preuves», a encore dit M. Razak, sans autres détails.

(L'essentiel/AFP)

Ton opinion