Accusations d'agression sexuelle – L'affaire Bourdin classée sans suite, les faits étant prescrits

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Accusations d'agression sexuelleL'affaire Bourdin classée sans suite, les faits étant prescrits

L'enquête pour agression sexuelle visant Jean-Jacques Bourdin a été classée sans suite, les faits étant prescrits.

TV host and journalist Jean-Jacques Bourdin looks on during the political TV show "La France dans les yeux" with Ile-de-France region President and candidate for the Les Republicains (LR) right-wing party for the 2022 French presidential election in Uzerche, central France, on January 18, 2022. - Valerie Pecresse assured on Janaury 19, 2022 that on violence against women, "the law of silence is over", at the beginning of the new program of Jean-Jacques Bourdin, who is the subject of a complaint for suspected sexual assault. (Photo by Alain JOCARD / AFP)

L'affaire Bourdin est classée sans suite, les faits étant prescrits.

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L'enquête pour agression sexuelle visant Jean-Jacques Bourdin a été classée sans suite, a annoncé vendredi le journaliste dans un communiqué transmis par son avocat, Me Christian Saint-Palais. Cette enquête a été classée sans suite le 7 avril pour prescription de l'action publique, a confirmé le parquet de Paris, sollicité par l'AFP.

Le 19 janvier, quelques jours après la révélation d'une plainte contre M. Bourdin d'une ancienne journaliste de BFMTV/RMC pour des faits remontant à 2013, le parquet de Paris avait indiqué avoir ouvert une enquête préliminaire pour agression sexuelle, confiée au commissariat du XVIe arrondissement. Mi-février, la journaliste Fanny Agostini, ancienne présentatrice météo de RMC-BFMTV, passée ensuite par Thalassa, avait révélé dans Mediapart être à l'origine de cette plainte. Selon elle, les faits se seraient produits en 2013 en Corse, à Calvi.

«Pas une surprise»

Quelques jours plus tard, une seconde femme avait aussi déposé une plainte pour agression sexuelle, harcèlement et exhibition sexuelle, accusant M. Bourdin de faits survenus à la fin des années 1980. «J'ai toujours fermement contesté les faits qui m'étaient reprochés», rappelle dans son communiqué le journaliste qui avait été écarté des antennes de BFMTV et RMC le 23 janvier, quelques jours après l'ouverture de l'enquête.

«Je dénonce l'instrumentalisation publique de cette procédure et déplore les atteintes graves qui ont été portées à ma vie personnelle et à ma vie professionnelle», ajoute-t-il. Ce «classement n'est pas une surprise puisque la plainte était effectivement prescrite», a réagi auprès de l'AFP Me Laure Heinich, avocate de Fanny Agostini, regrettant toutefois n'avoir été avisée «d'aucun acte d'enquête, ni par les policiers, ni par le parquet».

(AFP)

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