L'affaire Fortis fait naître des vocations

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L'affaire Fortis fait naître des vocations

Un avocat belge, figure de proue de la lutte contre le rachat de la première banque de Belgique Fortis Banque par le français BNP Paribas, veut se lancer en politique.

Mischaël Modrikamen s'est érigé comme défenseur des petits actionnaires de Fortis.

Mischaël Modrikamen s'est érigé comme défenseur des petits actionnaires de Fortis.

afp

Pour l'avocat belge Mischaël Modrikamen, l'affaire Fortis est le point de départ d'un engagement politique: "Mon projet, c'est de créer un vrai parti de droite populaire, sur le modèle de l'UMP en France ou du Parti populaire en Espagne", indique-t-il dans les journaux régionaux du groupe belge Sud Presse.

Il décrit "un grand mouvement capable de rassembler les libéraux, les sociaux-chrétiens, les brebis égarées de la droite la plus dure et de toucher les électeurs de gauche qui se lèvent tôt". "J'ai déjà pensé à un nom: le Parti Populaire de la Liberté, ou Parti Populaire de la Justice", ajoute-t-il. "Si je lève mes derniers doutes, je compte le lancer à la rentrée de septembre."

Spécialiste des coups d'éclat

Mischaël Modrikamen a été l'avocat vedette des actionnaires opposés au démantèlement de l'ancien fleuron de la finance belgo-néerlandaise Fortis (devenue Fortis Holding) et au rachat de sa filiale Fortis Banque par BNP Paribas.

Il avait multiplié les coups d'éclat et obtenu notamment que les actionnaires de Fortis Holding puissent se prononcer sur le démantèlement. Mais il reste sur un échec puisqu'après plusieurs mois d'attermoiements, Fortis Banque a bien fini par passer sous pavillon français. Des recours judiciaires sur le fond sont toujours en cours. Mais pour arrêter Mischaël Modrikamen, il en faut plus.

lessentiel.lu avec AFP

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