Dette publique – L'agence Moody's sanctionne la France
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Dette publiqueL'agence Moody's sanctionne la France

L'agence de notation a abaissé la note de la dette de la France en lançant une nouvelle pique contre la «faible» croissance qui pèse sur ses finances publiques.

Le ministre des Finances, Michel Sapin, ici aux côtés du ministre de l'Économie Emmanuel Macron, a tenu à défendre «la qualité de la signature de l'État français».

Le ministre des Finances, Michel Sapin, ici aux côtés du ministre de l'Économie Emmanuel Macron, a tenu à défendre «la qualité de la signature de l'État français».

AFP/Stephane de Sakutin

Rendu deux semaines avant la présentation du budget 2016, le verdict de l'agence de notation n'est toutefois pas totalement sans appel: Moody's assure ainsi que le niveau de solvabilité du pays reste «extrêmement élevé». L'agence américaine, qui a décidé d'abaisser la note française d'un cran à Aa2, n'en reste pas moins préoccupée par le cocktail de croissance atone et de blocages politiques qu'elle croit déceler dans l'Hexagone.

«La raison principale de la décision (...) tient dans la certitude de plus en plus forte que la croissance économique française restera faible à moyen terme», écrit l'agence dans un communiqué. Cette tendance est, selon elle, appelée à perdurer «jusqu'à la fin de la décennie» et constitue un obstacle de taille pour réduire «significativement» l'important fardeau de la dette française.

Publié en fin de soirée vendredi à Paris, le communiqué a aussitôt fait réagir le ministre des Finances Michel Sapin qui a tenu à défendre «la qualité de la signature de l'État français». Sans surprise, l'agence de notation, qui avait déjà privé la France de son «AAA» - la meilleure note possible - fin 2012, se montre moins enthousiaste. Selon elle, la reprise en France est «plus lente» que celle observée au cours des dernières décennies et le pays souffrirait d'une «érosion de sa compétitivité».

Une dette de 2 089,4 milliards d'euros

L'activité économique française a stagné au deuxième trimestre après une croissance de 0,7% du produit intérieur brut pendant les trois premiers mois de l'année. En dépit de cette contre-performance, le gouvernement français table toujours sur une croissance économique de 1% sur l'ensemble de l'année et de 1,5% pour 2016.

Parallèlement, la dette publique de la France se montait à la fin du premier trimestre à 2 089,4 milliards d'euros, soit 97,5% de son produit intérieur brut (PIB). Plus généralement, Moody's estime que la France fait face à d'«importants défis» tels qu'un haut niveau de chômage structurel et de «faibles marges de rentabilité des entreprises».

(L'essentiel/AFP)

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