Football: L'Allemagne, la terre promise des jeunes Luxembourgeois
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FootballL'Allemagne, la terre promise des jeunes Luxembourgeois

Avant l'Euro U17 lundi, «L'essentiel» s'intéresse à la formation des footballeurs luxembourgeois. Deuxième volet sur les jeunes de plus en plus nombreux à intégrer des centres de formation allemands à partir de 16 ans (2/3).

par
Nicolas Grellier

Mayence, M’Gladbach, Francfort, Cologne et même le Bayern Munich. De plus en plus de jeunes footballeurs luxembourgeois rejoignent les centres de formation de clubs allemands pour tenter de percer dans le monde professionnel.

Cette saison, c'était le cas de 17 des 26 Luxembourgeois de moins de 19 ans à évoluer dans l’académie d’un club pro. Et sur les sept éléments déjà assurés de rejoindre un centre de formation la saison prochaine, six d'entre eux découvriront l'Allemagne. «Au début, c’était très difficile car on avait rien prouvé. Maintenant avec des «Kiki» Martins (Spartak Moscou) ou des Leandro Barreiro (Mayence), vous pensez bien qu’on a des clubs comme Mayence presque chaque semaine au téléphone», jubile Paul Philipp, le président de la Fédération luxembourgeoise de football (FLF).

«Les scouts sont tous là»

Couvés à Mondercange à partir de 11 ans, les meilleurs talents disputent régulièrement, en milieu de semaine, des matches amicaux face à des clubs professionnels en Allemagne, en Belgique ou encore en France. L’occasion de se tester face à la concurrence et de se montrer. «Dès qu’on joue un match contre des équipes des pays limitrophes, les scouts sont tous là. Les joueurs sont suivis dès 13 ans », souligne Paul Philipp.

Vincent Lescaut

Les sorties contre des équipes nationales de jeunes sont également très scrutées et la qualification pour l’Euro U17, qui débute jeudi en Israël, a fait encore grimper la cote de certains jeunes. « Avec la qualification pour l’euro, il y a beaucoup plus de possibilités », souligne Sofiane Ikene, 17 ans, défenseur à Dudelange et en contact avec plusieurs clubs étrangers.

Si des équipes comme Metz, le Standard de Liège ou Roda, aux Pays-Bas, accueillent des jeunes du Grand-Duché, l’Allemagne est la destination la plus prisée. La proximité géographique l’explique en partie, comme l’avènement de Leandro Barreiro en Bundesliga ou le gros réservoir de joueurs dans les académies belges, mais surtout françaises. « Les clubs français n’ont pas vraiment besoin de nous pour améliorer leurs effectifs car ils ont beaucoup de jeunes », précise Manuel Cardoni, le directeur technique national.

«On nous fait remarquer qu'on a fait du bon boulot»

Dans son bureau d’où il a une vue directe sur les terrains d’entraînement de Mondercange, l’ancien joueur de la Jeunesse, passé par Leverkusen, est régulièrement en contact avec des clubs allemands. « Ils viennent vers nous à cause des résultats et des joueurs qui ont fait leur trou au niveau professionnel, note-t-il.

On a des contacts plus traditionnels avec certains clubs car on a un ou l’autre joueur qui a fait un transfert là-bas ». Mayence, Hanovre, Karlsruhe, Cologne ou encore Nuremberg font partie de ceux-là et l’éventail s’étend chaque année.

Leandro Barreiro a joué 30 matches cette saison avec Mayence.

Leandro Barreiro a joué 30 matches cette saison avec Mayence.

AFP

« Quand on est en contact avec des collègues étrangers, on nous fait souvent remarquer qu’on a fait du bon boulot ces dernières années. Avec ce type de compliments on peut se dire qu’on est arrivé. Moi je le vois d’un autre œil, en me disant que c’est maintenant qu’on doit gravir une autre marche. »

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