L'alliance Fortis-BNP toujours d'actualité

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L'alliance Fortis-BNP toujours d'actualité

C'est la solution privilégiée. En effet, le gouvernement belge espère toujours un rapprochement entre Fortis Banque et le groupe français, selon le Premier ministre, Herman van Rompuy.

BNP Paribas peut décider de se retirer du projet jusqu'au 6 mars, une date qui a été repoussée. (dr)

BNP Paribas peut décider de se retirer du projet jusqu'au 6 mars, une date qui a été repoussée. (dr)

Que les actionnaires se rassurent. Au bout des négociations, Fortis Banque sera une banque saine ou une banque sûre, forte du soutien de l'État belge. Pour l'heure, l'espoir d'aboutir à un accord est néanmoins toujours vivace. "Il y a toujours la volonté d'aboutir avec le projet BNP Paribas. Sinon, on n'aurait pas dépassé la date du 28 février", a dit le Premier ministre, Herman van Rompuy, à la télévision RTL-TVI.

"Il y a toujours la volonté. Je soutiens cette volonté", a-t-il ajouté. En vertu d'accords signés en octobre, BNP Paribas pouvait décider de se retirer du projet après le 28 février. Vendredi, cette échéance avait toutefois été repoussée d'une semaine, au 6 mars.

"Je veux une banque saine"

Pas à n'importe quel prix cependant: "On évaluera au sein du gouvernement si un accord qui peut encore se finaliser a suffisamment d'assise auprès des actionnaires et s'il ne pose pas de problème pour le budget de l'État", a toutefois prévenu M. van Rompuy.

Puis, le Premier ministre a minimisé les conséquences d'un abandon du projet BNP: "Si malheureusement le projet ne se fait pas, on aura une banque à 100% une banque de l'État, une banque publique, et parfaitement viable", a-t-il dit.

"Je veux une banque saine, ancrée si possible dans une banque mondiale, mais si ce n'est pas possible et bien les épargnants peuvent être tout à fait rassurés, parce qu'ils ont une banque qui a la garantie de l'État", a-t-il dit.

lessentiel.lu avec AFP

Quand la holding belgo-néerlandaise Fortis était menacée de faillite suite à la crise financière, un accord orchestré en octobre par l'État belge prévoyait que BNP Paribas prenne le contrôle à 75% de la filiale belge, Fortis Banque.

En attendant, la Belgique a nationalisé celle-ci à 100%. Mais les actionnaires de la holding, réunis en assemblée générale le 11 février, ont voté contre la nationalisation. Empêchant de facto la revente à BNP. Du coup, les parties ont été obligées de revenir à la table des négociations.

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