Emeutes en Libye – L'ambassadeur des Etats-Unis tué à Benghazi

Publié

Émeutes en LibyeL'ambassadeur des États-Unis tué à Benghazi

Quatre citoyens Américains, dont J. Christopher Stevens, ont été tués mardi soir dans l'attaque du consulat américain, à Benghazi, dans l'est de la Libye.

«L'ambassadeur a été tué ainsi que trois autres fonctionnaires», a déclaré le vice-ministre de l'Intérieur, Wanis al-Charef. La mort de M. Stevens a été confirmée par un tweet du vice-Premier ministre libyen, Moustapha Abou Chagour. Le président de la Haute Commission de sécurité à Benghazi, Fawzi Wanis, a indiqué de son côté que l'ambassadeur américain se trouvait au consulat au moment de l'attaque.

Des manifestants armés se sont attaqués mardi soir au consulat et des roquettes ont été tirées sur le bâtiment, selon des sources de sécurité libyennes. Elles avaient fait état dans un premier temps d'un Américain mort et un autre blessé dans l'attaque. Les manifestants protestaient contre un film jugé insultant pour l'islam.

Consulat incendié, pillé et vandalisé

Le décès de l'ambassadeur serait dû à une suffocation au monoxyde de carbone, a indiqué une source de sécurité à Benghazi, sous couvert de l'anonymat. Selon les témoins, le consulat américain a été incendié après avoir été pillé et vandalisé. Surpris par la violence de l'attaque, des membres des services de sécurité libyens qui surveillaient le consulat ont quitté les lieux, a affirmé une autre source de sécurité à Benghazi.

Les membres du gouvernement et la présidence du Congrès général libyen (CGN), la plus haute autorité politique du pays, sont réunis depuis mardi soir pour étudier la suite à donner à l'attaque, selon une source gouvernementale. Par ailleurs, le chef d'état major, Youssouf al-Mangouch, a écourté sa visite en Turquie pour rentrer à Tripoli, a ajouté la même source.

Images du consulat américain de Benghazi en flammes

Extrait du film «L'innocence des musulmans», à l'origine de cette attaque

( L'essentiel Online/ats/AFP)

La Libye présente ses excuses

«Nous présentons nos excuses aux États-Unis, au peuple américain et au monde entier pour ce qui s'est passé», a déclaré dans une conférence de presse à Tripoli Mohamed al-Megaryef, le président du Congrès général national (CGN), plus haute autorité politique du pays. «Nous nous tenons aux côtés du gouvernement américain face à ces (...) assassins», a-t-il encore dit, qualifiant l'attaque de «lâche».

Ton opinion