Criminalité – L'amour pris au piège des cyberarnaques

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CriminalitéL'amour pris au piège des cyberarnaques

Créés pour voler les célibataires inscrits en ligne, les faux profils sont en forte croissance, y compris en Suisse. Les femmes sont les plus touchées.

Qui se cache vraiment derrière des profils aux photos sexy? D'aucuns n'hésitent pas à cibler les personnes en manque affectif pour les gruger. (photo: AFP)

Qui se cache vraiment derrière des profils aux photos sexy? D'aucuns n'hésitent pas à cibler les personnes en manque affectif pour les gruger. (photo: AFP)

La somme extirpée chaque ­année aux membres des sites de rencontres dans le monde donne le tournis: 252 millions d'euros. Estimés par la société Guide Sites Rencontres, active dans plusieurs pays, les dégâts du «love scam» sont considérables.

Qui sont ces arnaqueurs de l’amour

Des membres de réseaux criminels basés en Côte d’Ivoire pour la plupart, selon un expert du comparateur de sites pour célibataires. Ils appâtent leurs victimes à l’aide de profils bidon dont les photos (le plus souvent splendides) sont volées. Une fois le rapprochement et le rapport de confiance établis, ils inventent un gros malheur et un besoin pressant d’argent. La majorité des lésés sont des femmes d’âge moyen.

Qui est particulièrement vulnérable?

«Toutes les personnes qui se sentent abandonnées et qui rêvent d’une relation en cherchant activement un par­tenaire», indique Prévention suisse de la criminalité. Selon l’organisme, la pression sociale qui «consiste à devoir vivre en couple» joue aussi un rôle.

Selon Mashable, les fraudes sur le Net ont bondi de 150% en un an. Parmi elles, le chantage à la webcam: l’internaute est poussé(e) à se dénuder devant la caméra, puis intervient la menace de poster la vidéo sur la Toile. Mais les cœurs ­solitaires ne sont pas les seules victimes des e-arnaqueurs (voir encadré). Les autorités suisses conseillent de se méfier et de ne jamais verser d’argent contre une promesse, surtout via un service de transfert d’espèces.

(L'essentiel Online/Caroline Goldschmid )

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