Politique au Luxembourg: L'annonce d'un nouvel index n'est «pas une surprise»

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Politique au LuxembourgL'annonce d'un nouvel index n'est «pas une surprise»

LUXEMBOURG – Le Statec prévoit une nouvelle tranche indiciaire au quatrième trimestre 2022. Une nouvelle «prévisible» selon plusieurs partis politiques.

Le dernier accord résultant de la tripartite avait été signé le 1er avril dernier.

Le dernier accord résultant de la tripartite avait été signé le 1er avril dernier.

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Le Statec a mis à jour, mercredi, ses prévisions d'évolution des prix. L'inflation devrait atteindre 6,6% en 2022 et 5,3% en 2023. L'institut de statistiques anticipe ainsi une nouvelle tranche indiciaire pour le quatrième trimestre de cette année, après celle qui avait été reportée au début de l'été et celle qui était entrée en vigueur le 1er avril. Ce n'est une surprise pour aucun des partis politiques. Une nouvelle réunion du comité tripartite devrait être convoquée.

Josée Lorsché (Déi Gréng) et Gilles Baum (DP).

Josée Lorsché (Déi Gréng) et Gilles Baum (DP).

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«Le Premier ministre a déjà indiqué qu’il allait attendre les chiffres début septembre pour convoquer une tripartite, avant cette tranche indiciaire prévue au 4e trimestre. D’après ce qui a été défini, il n’est pas prévu qu’une tranche indiciaire tombe en souffrance et il n’y aura qu’une tranche indiciaire en 2023, en avril. Il faudra voir ce qui arrive pour les années 2024 et 2025», explique Gilles Baum (DP).

«Organiser une tripartite, c'est vraiment ce qu'il faut faire, ajoute Josée Lorsché (Déi Gréng). Il va falloir regarder la réalité en face. Nous ne sommes pas dans une période facile et je me fais beaucoup de soucis pour la jeune génération au niveau des inégalités sociales et de la paix».

Marc Spautz (CSV) et Yves Cruchten (LSAP).

Marc Spautz (CSV) et Yves Cruchten (LSAP).

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«L'annonce d'une nouvelle tranche indiciaire d'ici la fin de l'année s'était déjà dessinée au printemps, souligne Yves Cruchten (LSAP). Maintenant, il faut préparer la tripartite, se laisser le temps de discuter et ne pas se précipiter pour trouver une solution qui convienne à tout le monde».

Pour Marc Spautz (CSV), «cette tripartite doit avoir lieu rapidement et être bien préparée côté chiffres et évolution des prix en incluant ceux de l'énergie. Maintenant il faut se réunir et trouver une solution en mettant les gens, l'industrie, au centre des préoccupations».

Fernand Kartheiser (ADR).

Fernand Kartheiser (ADR).

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Et si les sanctions économiques infligées à la Russie étaient en partie responsables de la situation actuelle? C'est en tous cas, ce que pense Fernand Kartheiser (ADR). «Il faut revenir au système d'index normal mais aussi réduire cette inflation galopante. Cette politique de rationnement énergétique envisagée pour l'automne est une catastrophe pour les gens. Au sein de l'UE, le Luxembourg doit négocier des exceptions, comme l’a fait la Hongrie. Ensuite, il faut soutenir les entreprises car le Gouvernement ne fait pas grand-chose à ce sujet», a-t-il déclaré à L'essentiel.

Sven Clement (Pirate) et Nathalie Oberweis (déi Lénk).

Sven Clement (Pirate) et Nathalie Oberweis (déi Lénk).

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Déi Lénk estime que cette situation est due à la vision «à court terme» du gouvernement. Cela ne nous surprend pas du tout. On avait prévenu déjà en avril après la tripartite. Le gouvernement n'aurait pas dû toucher à l'index. Le repousser encore une fois poserait un gros problème», lance Nathalie Oberweis.

Les Pirates avaient évoqué aussi le sujet lors des dernières discussions à la Chambre. «C'est une situation à laquelle il va falloir s'adapter. Nous plaidons pour une aide ciblée aux entreprises tout en maintenant l'indexation automatique des salaires», indique Sven Clement.

(L'essentiel)

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